Une vie sans voix
- Caroline

- 19 mai
- 14 min de lecture
Cette femme au grand cœur est venue me rencontrer alors qu’elle se trouvait dans une période de chaos au travail. Elle se sentait très attachée à certaines de ses collègues qui causaient dernièrement des conflits qu’elle jugeait inutiles. Les autres sphères de son existence semblaient lumineuses et elle dégageait beaucoup de joie en parlant de ses projets. Elle était curieuse de découvrir ses précédentes incarnations et souhaitait résoudre ses émotions en lien avec son emploi. Elle était peu bavarde, mais très rigolote. Sa simplicité était touchante et je sentais comme son irritation envers ses amies lui pesait. Rapidement, elle s’est détendue et a traversé un portail nous menant vers la vie antérieure choisie par ses guides spirituels.
Femme : Je suis un bébé, un jeune garçon de six mois. Je suis étendu dans la couchette de ma chambre et je regarde par la fenêtre pendant que mon mobile tourne au-dessus de moi. Je me sens zen.
Caroline : Es-tu seul ?
F : Oui et cela fait quand même un petit moment. Je ressens que j’ai faim maintenant.
C : Est-ce que tu pleures afin de prévenir tes parents ?
F : J’essaie au maximum de ce que je peux comprendre. J’ouvre ma bouche pour faire des sons, mais rien ne se produit. J’ai l’impression que je n’ai pas de voix ou que ce n’est même pas important ce que j’ai à dire, alors ça ne sort pas. Je reste donc calme et tranquille dans mon lit.
C : Je me demande comment réagissent tes parents en remarquant que tu ne pleures pas.
F : Ils trouvent que je suis un enfant facile et ça leur plait. Je suis différent de ma sœur qui, à l’inverse, réclame excessivement d’attention.
C : Comprennent-ils que tu essaies de communiquer, peut-être d’une autre façon que par la voix ?
F : Non. Pour eux, je suis un bon fils qui ne fait pas de bruit, ce qui signifie que tout va bien. Ils sont vraiment submergés par les si nombreux besoins de ma sœur. Ils ne me négligent pas, mais ils me mettent de côté.
C : Ils sont tellement occupés avec elle, qu’ils ne réalisent pas que tu as peut-être des désirs au-delà de ce que tu exprimes.
F : C’est ça.
C : Quel âge à ta sœur ?
F : Elle a deux ans.
C : À cet âge-là, nous avons beaucoup de…
F : (me coupant) É-NOR-MÉ-MENT ! Elle demande une attention constante et épuisante.
C : Je vois. Maintenant que tu commences à avoir faim, t’inquiètes-tu un peu que tes parents ne viennent pas prendre soin de toi ? C’est une chose de se distraire seul, mais lorsqu’un bébé a besoin de manger, il va vraisemblablement démontrer des signes de frustrations assez visibles.
F : Non, je ne suis pas soucieux, car je l’ai déjà vécu auparavant. Ils finissent toujours par arriver et je suis nourri.
C : Tu préfères attendre qu’ils viennent vers toi plutôt que de t’exprimer.
F : Oui, parce que même si je produisais des sons, ils sont beaucoup trop dans son moment à elle.
C : Penses-tu que si tu pleurais, ils s’occuperaient de toi ?
F : Non !
C : As-tu déjà réussi à le faire ?
F : Non.
À ce stade-ci de la séance, j’essayais de comprendre la situation. Cette famille était-elle réellement ce qu’elle semblait être ou est-ce que je faisais face à une âme entêtée dans ses croyances limitantes ? Même si elle parlait un langage clair et précis, elle rapportait les idées d’un poupon, ce qui pouvait donc être très irrationnel. Dans ces situations, je me dois de démêler le vrai du faux pour mieux guider ma cliente par la suite. Il me paraissait si inconcevable qu’un bébé refuse de pleurer que je cherchais à trouver une explication à cette scène. Ce corps était peut-être muet et puisqu’il y a toujours une raison spirituelle derrière les maux et maladies physiques, je devais découvrir laquelle. Mon rôle consiste à comprendre leur véritable source afin de les libérer et pour cela, je dois parfois creuser un peu en posant différentes questions. J’ai donc poursuivi sur cette voie.
C : Comment peux-tu savoir qu’ils ne viendraient pas te voir alors que tu n’as pourtant jamais essayé de pleurer ?
F : Parce qu’il s’agit de mon défi d’incarnation. Avant de naitre, j’ai fait le choix d’apprendre à communiquer sans voix.
C : Ah, d’accord ! Maintenant, je comprends mieux, mais je me demande si ton corps physique pourrait crier.
F : Oui.
C : Alors ton âme a décidé de ne pas le faire ?
F : Exact.
Je venais de toucher le point essentiel de cette séance et je comprenais aussi pourquoi cette cliente était concise dans ses réponses. Pour une raison qui m’était encore inconnue, ses guides spirituels pensaient qu’il serait bénéfique de lui montrer cette vie et cela avait assurément un lien avec les défis de son présent. Je devais donc poursuivre l’exploration pour trouver tous les morceaux de son casse-tête.
C : T’es-tu incarné pour développer ta résilience ?
F : Non, c’est plus complexe que cela. C’est vraiment pour acquérir une leçon de communication sans pour autant utiliser la parole.
C : Cela doit être plutôt frustrant pour toi ? Il me semble qu’un bébé est limité dans cette compréhension.
F : Pas pour moi, non.
C : Tu es déjà conscient que ton défi consiste à ne pas pleurer pour t’exprimer autrement ?
F : Oui, mais en grandissant je ne devrai pas parler non plus.
Je trouve toujours cela fascinant de découvrir comme nos âmes viennent sur Terre en choisissant de surmonter des difficultés. Notre planète est un lieu d’apprentissages et ce qui nous apparaît parfois comme de terribles épreuves ne le sont pas nécessairement. Je me retrouvais ici face à un bébé de six mois qui me partageait une leçon très importante en se souvenant bien de ce pour quoi il était là. Visiblement, il comptait bien s’y tenir, mais j’ai pensé qu’avec le temps il cèderait peut-être à la lourdeur de la tâche, car cela se produit souvent en cours de route. L’âme choisit un défi qui lui semble réalisable alors qu’elle se trouve dans des lieux d’amour inconditionnel. Une fois incarnée dans son corps physique et ensevelie d’émotions terrestres, il arrive malheureusement qu’elle abandonne son projet. Ce n’est jamais une bonne chose en soi, puisqu’en évitant l’enseignement prévu, elle se condamne à la réincarnation pour tenter à nouveau de réussir.
Cela peut ressembler à un enfant qui n’aurait pas fait ses devoirs et aurait passé tout son temps à s’amuser dans la cour de récréation. Puisqu’il n’aura pas atteint ses objectifs en fin d’année scolaire, il devra revivre le même parcours. La grande majorité de mes clientes ont compris cela et choisissent de faire une séance d’hypnose spirituelle pour justement mettre au clair leurs buts personnels. Ils me disent souvent qu’ainsi, ils connaitront les points essentiels à ne pas rater et s’assureront de ne pas devoir recommencer. Dans tous les cas, j’ai décidé d’avancer dans le temps pour voir un autre jour important de cette vie sans voix.
F : J’ai maintenant cinq ans et je ne parle pas du tout. Je sens que c’est plus compliqué et que ça commence à me frustrer. Ma sœur prend encore plus de place et elle veut toujours tout ce que j’ai. Comme je ne réponds pas et que je ne me fâche pas, mes parents lui donnent automatiquement tout ce qu’elle réclame pour qu’elle reste calme. Si elle désire un jouet, elle s’en empare et rien ne se passe.
C : Est-ce que tu essaies de t’exprimer autrement que par le langage ?
F : Oui, mais ils sont encore trop occupés pour le comprendre. Parfois, je vois que ma mère saisit que ce n’est pas correct, mais elle ne sait pas comment réagir.
C : De quelle façon communiques-tu ?
F : Surtout avec mes regards et avec mes mains. Je les touche ou je tente d’attirer leur attention loin de ma sœur. Ce n’est pas très fructueux. Comme elle est à l’extrême, ça les arrange que je sois silencieux.
C : Ont-ils conscience qu’elle prend beaucoup d’espace ?
F : Ça, oui !
C : S’inquiètent-ils que tu ne parles pas encore ?
F : Non. Ils se disent que c’est justement à cause de la personnalité de ma sœur et qu’un jour, je vais commencer à le faire.
Cette information m’a confirmé qu’il ne s’agissait pas d’une vie moderne, car un enfant muet de cinq ans rencontrerait immédiatement des professionnels. À d’autres époques, les gens faisaient face à des préoccupations de survie beaucoup plus grandes, comme de s’assurer d’avoir suffisamment de nourriture ou d’être en sécurité. Un bambin silencieux n’était alors pas inquiétant et parfois même, un soulagement. J’ai voulu tenter d’en apprendre plus sur la période où nous nous trouvions. Il est assez difficile pour une personne sous hypnose de connaitre des informations telles que des dates, des nombres ou des noms. Cela est dû au fonctionnement méditatif du cerveau et souvent, la réponse est donc plus ou moins floue. Nous accordons une grande importance à ces données qui, pour une âme, ne sont que des détails. Ce qui compte réellement, c’est l’expérience, l’apprentissage et l’émotion.
C : En quelle année vis-tu ?
F : Nous sommes en 1500 ou 1600 quelque chose.
C : Tes parents ont-ils fait des démarches médicales pour comprendre ton état ?
F : Non, car ce n’est pas quelque chose d’angoissant et puisque nous ne résidons pas en ville, ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont. Pour eux, je suis la personne simple de la famille et ça les arrange.
C : Mais toi, tu commences à vivre des frustrations ?
F : Oui. Dans ces moments, je m’en vais dans les champs ou je vais voir les animaux de la ferme pour me changer les idées.
C : Qu’est-ce qui te met en colère ? Est-ce plutôt lié au fait de ne pas pouvoir t’exprimer ou c’est parce qu’ils ne saisissent pas ta façon de communiquer ?
F : C’est surtout une question de temps. Ils ne le prennent pas, alors que s’ils le faisaient, ils me comprendraient.
C : Lorsque tu ressens des frustrations, t’arrive-t-il de faire des sons ?
F : Disons qu’à ce stade-ci, j’ai oublié mon défi d’incarnation. Dans mes premières années de vie, j’ai bien déconnecté mon corps de la faculté de parler. Alors maintenant, même si je souhaitais crier, je ne le pourrais pas.
Cette âme affirme avoir elle-même déconnecté son corps de la faculté de parler et cette formulation nous démontre à quel point nous choisissons tout ce qui se présente dans nos incarnations. Je trouve cela très rassurant, car si nous avons mis en place ce qui ne nous plait pas en ce moment, nous avons aussi le pouvoir de tout transformer par notre seule volonté. Ce qui nous en empêche, ce sont nos croyances limitantes, nos peurs ou nos leçons qui ne sont pas terminées. C’est en cela que nous devons nous pencher pour évoluer pendant notre séjour terrestre.
C : Je vois. Si tu le veux bien, allons explorer le prochain moment important.
F : D’accord. J’ai quatorze ans et aujourd’hui c’est l’anniversaire de ma sœur. C’est une grande fête et elle a tout ce qu’elle réclame. Tout le monde est venu pour elle et ça l’enchante. De mon côté, comme elle en demande tant, ça gruge toute mon énergie. Je suis donc partie de la maison pour aller m’asseoir dans le champ avec une amie. Le calme me permet de me recentrer.
C : Maintenant que tu es adolescent, t’arrive-t-il parfois de parler ?
F : Non, toujours pas. Ce n’est pas inquiétant non plus. Ce n’est pas une priorité. Ça enlève bien des difficultés et mes parents se disent souvent qu’ils sont contents que je ne sois pas comme ma sœur. Alors je viens me coucher ici, dans ce champ, avec mon amie. Nous contemplons les nuages qui passent.
C : Est-ce que cela la dérange quelquefois, que tu ne puisses pas parler ?
F : Oh, non ! En fait, elle aime le calme que cela lui apporte.
C : Arrivez-vous à communiquer ensemble d’une certaine façon ?
F : Oui, car elle a pris le temps nécessaire pour me comprendre. Elle me raconte des choses et nous avons un langage avec nos mains ou certains regards que nous pouvons échanger. Nous sommes très complices.
C : C’est magnifique. Comment te sens-tu d’avoir trouvé quelqu’un qui a souhaité créer ce lien avec toi ?
F : C’est très valorisant. C’est plaisant aussi, mais ce n’était pas le but premier. Mon défi d’incarnation est vraiment au niveau de réussir à partager avec mes parents des informations sans parler. Ce sont eux qui devaient apprendre à s’arrêter pour m’écouter et me comprendre.
C : Ils n’ont pas retenu leur leçon.
F : Non, car ma sœur est beaucoup trop dans l’ego. Elle n’arrive pas à leur laisser un tant soit peu de place. Mon amie est venue justement pour m’aider, parce qu’elle voyait que j’avais de la difficulté.
C : Elle s’est incarnée pour être avec toi et t’encourager ?
F : Oui, c’est ça.
Avant de naitre, nous déterminons les défis qui seront sur notre route ainsi que la présence de personnes avec qui nous évoluons bien et qui nous soutiendront. Certains membres de notre groupe d’âmes appartiennent à notre famille terrestre et d’autres non. Au fil des vies, nous échangeons les rôles pour cheminer. Ainsi, notre mère pourrait devenir notre fils, notre collègue ou notre voisin. Lorsque nous nous rencontrons, nous ressentons une forte connexion immédiate et la sensation de se connaitre depuis toujours. Cela est dû à nos précédentes incarnations communes et aux puissants liens énergétiques qui nous unissent. Encore une fois, j’ai fait avancer ma cliente dans le temps pour voir ce qui allait ensuite arriver.
F : J’ai maintenant trente-deux ans, je suis marié à mon amie et nous possédons une petite maison à la campagne. Ma sœur ne vit plus dans les parages dorénavant. Plus les années sont passées, plus les gens se sont détachés et elle ne recevait plus l’attention qui la nourrissait. Elle a donc quitté pour aller s’installer dans une grande ville et pour prendre de l’espace.
C : En déménageant, elle a trouvé ce dont elle avait besoin ?
F : C’est cela. Ça a aussi permis à mes parents d’enfin relaxer et de me comprendre. Par ce fait, ça m’a débloqué et j’ai pu commencer à parler avec ma voix.
Ce fabuleux passage démontre parfaitement comment certaines personnes peuvent vivre des rémissions extraordinaires. Si l’âme devient malade dans un objectif d’apprentissage quelconque, elle peut entièrement se libérer de ce fardeau lorsqu’elle a bien assimilé sa leçon. Cela étant dit, il est important de spécifier que nous ne pouvons guérir que si c’est tout à fait juste et utile pour notre chemin. Nous ne pouvons et ne devons jamais aller à l’encontre des choix de l’âme avant son incarnation. Même si une personne vit des difficultés et que nous y sommes très empathiques, il est essentiel de se souvenir que celles-ci sont bénéfiques. Ainsi, ce sont toujours les guides spirituels qui, dans leur grande sagesse, déterminent ce qu’il est approprié ou non de libérer pendant une séance.
C : Ta voix est donc revenue, car tu as réussi ton défi de vie ?
F : Oui, qui était de leur faire comprendre qu’il ne fallait pas se concentrer exclusivement d’un côté. Il est aussi nécessaire de voir le tout dans son ensemble.
C : Ça leur a quand même demandé un bon moment pour apprendre cela.
F : Oui, parce que ma sœur a très bien accompli son propre rôle d’incarnation qui consistait à prendre toute la place ? Elle a performé son défi. (rire) Pour mes parents, ce fut très libérateur de m’entendre enfin parler. De mon côté, j’ai simplement continué ma vie comme je l’avais toujours fait. J’ai ensuite eu quatre enfants très calmes et posés.
C : C’est quelque chose que tu as pu leur enseigner.
F : Oui. C’était fondamental pour moi et pour eux. C’était très important de partager mes capacités d’écoute pour que ça se propage. Ce fut une belle incarnation !
Par la façon dont elle résuma rapidement la fin de sa vie, j’ai su que nous avions découvert tous les éléments essentiels de cette séance. Je l’ai donc invité à quitter le plan terrestre pour se rendre dans ce que je nomme le lieu intemporel de lumière ; un endroit vaste et très blanc dans lequel nous nous sentons profondément aimés. C’est là où nous pouvons rencontrer nos guides spirituels afin de discuter et recevoir des conseils. J’apprécie de finaliser mes séances dans cet endroit spécial qui me permet de tout mettre au clair et d’offrir un moment transformateur à la personne sous hypnose. Elle est alignée dans cet état intérieur qui permet de grandes libérations qui se font donc d’une façon très rapide et naturelle. Dès que nous y sommes arrivés, cette cliente s’est exclamée d’étonnement et de joie.
F : Oh ! Je le savais !
C : Qui a-t-il ?
F : Quand j’étais petite, j’avais un ami imaginaire qui m’a suivie très longuement. Les autres se moquaient de moi, parce que je lui parlais souvent et que je n’arrivais pas à verbaliser son prénom. En fait, c’était mon Guide spirituel ! Il était réel, mais simplement invisible. Il est là devant moi et je comprends maintenant que j’étais une enfant hyper connectée, mais je ne peux toujours pas dire comment il s’appelle. C’est très difficile à répéter dans notre langage. (rire)
C : Quelles belles retrouvailles ! Serait-il d’accord pour t’expliquer pour quelles raisons tu as eu accès aujourd’hui à cette expérience plutôt qu’une autre aujourd’hui ?
F : Oui. Parce qu’il y a beaucoup de choses à saisir et de points en commun avec ma vie présente. C’était un défi que j’ai accompli et mon âme est très contente de cela. C’est un message pour me rappeler que je sais réussir mes incarnations. Mon guide spirituel me dit que j’ai maintenant résolu 99 % de mon karma, mais il ne veut pas me donner un 100 %. (rire)
Le karma n’est pas une punition ou une malédiction, mais plutôt une loi de cause à effet. Le mot sanskrit signifie « action » et fait référence à l’idée que nous vivons les situations que nous avons créées par nos choix passés. Lorsque nous agissons négativement, nous attirons à nous des souffrances dans notre vie présente ou les suivantes. Par exemple, notre employeur qui nous persécute n’est peut-être que l’âme de notre ancien esclave qui vient nous démontrer comment nos comportements avaient été injustes à son égard. Ce principe fondamental du bouddhisme et de l’hindouisme nous enseigne ainsi qu’il est nécessaire d’être bon. Dans le cas contraire, nous traverserons des schémas jusqu’à ce que nous puissions les résoudre entièrement. J’étais donc convaincue que certaines personnes qui avaient eu une influence importante pour ce garçon muet étaient à présent réincarnées près d’elle pour équilibrer leur karma.
C : Est-ce que ton guide spirituel voudrait te dire si cette sœur colorée dans cette vie passée est incarnée dans ton présent ?
F : Oui, c’est ma collègue. Elle a également tendance à prendre énormément d’espace. Dans cette vie, c’était son rôle, mais aujourd’hui son défi consiste à rester calme et à apprendre à écouter. À considérer tous les points de vue, plutôt que de sauter aux conclusions. Disons qu’elle a encore beaucoup de travail devant elle. (rire) Mon guide m’explique que je l’ai grandement aidé, mais que ces temps-ci, une autre adjointe est aussi très ancrée dans ce qu’elle voit et croit. Les deux s’alimentent là-dedans. Quand elles ne se parlaient pas, je pouvais la calmer et lui permettre de regarder les deux côtés, mais maintenant ce n’est plus faisable. Je dois simplement lâcher prise et la laisser expérimenter d’elle-même. Mon guide dénoue nos liens énergétiques, ce qui me libérera beaucoup dans mon quotidien.
C : Cela me semble un bon conseil dû aux circonstances. Concernant les parents que tu avais, sont-ils incarnés près de toi ?
F : Non.
C : Tu avais aussi une amie qui était devenue ta femme. Est-elle réincarnée ?
F : Oh, que c’est beau ! C’est maintenant mon mari. Puis, trois des enfants que nous avions eus reviendront bientôt dans notre présent. Le quatrième a choisi de ne pas naitre sur Terre, puisqu’il avait besoin d’aller vivre autre chose ailleurs.
C : Qu’est-ce que cette expérience apporte à votre couple ?
F : Nous avons appris à nous aimer malgré cette barrière. Nous avons réellement pu nous découvrir dans notre entièreté d’âme. L’amour, c’est de ressentir quelque chose de si grand et pur. Nous ne prenons plus vraiment le temps de le faire dans notre société. Grâce à cette expérience, c’est inscrit en nous. Cela fait partie de nous, maintenant.
C : C’est magnifique. Il est étonnant parfois de constater comme une situation d’apparence difficile est finalement un cadeau bien emballé.
F : En effet. Tout était parfait pour que je puisse y grandir et développer de merveilleuses compétences.
C : Y a-t-il quelque chose d’important à comprendre concernant ta voix et ta parole ?
F : Au cours des dernières années, j’ai beaucoup appris à m’exprimer. C’est quelque chose que j’ai toujours eu en moi, mais je manquais de confiance pour le faire. Je savais communiquer, mais je n’osais pas. Je devais donc traverser des difficultés, comme mon premier divorce, par exemple, pour développer mon estime personnelle. Dorénavant, c’est bon. J’ai réussi mon défi. Cette séparation était prévue karmiquement pour que je puisse y résoudre bien des choses, puis j’ai pu rencontrer mon âme sœur et vivre cette grande histoire d’amour véritable.
Ce qui paraissait être un handicap quand elle fut ce garçon muet s’est finalement avéré une leçon très intéressante pour elle et de nombreux individus qui gravitaient autour. Cela lui avait d’ailleurs permis de développer une complicité très intime avec cette amie qui était aujourd’hui son mari. Après sa séance d’hypnose et une fois revenue bien en conscience dans son corps physique, elle avait les yeux pétillants, se réjouissant de rentrer chez elle pour laisser fleurir davantage sa relation. Elle savait maintenant à quel point elle était dotée de bonnes facultés d’écoute et son guide spirituel lui recommanda des façons d’en faire bénéficier son entourage, sans y perdre son énergie. En étant tout simplement authentique, elle propageait sa lumière et sa bonté, inspirant les autres à faire de même. Dans sa vie antérieure, elle avait enseigné à ses enfants ces valeurs et aujourd’hui, elle devait les partager avec tous ceux qu’elle rencontrerait sur sa route.
L’hypnose spirituelle est merveilleuse, parce qu’elle nous permet de visiter le passé qui, bien que parsemé de souffrances, nous apporte aussi les apprentissages dont nous avons besoin dans notre présent pour nous épanouir pleinement.

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