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Les documents secrets de la cathédrale 

Femme : Je suis un homme aux cheveux rasés, excepté un beigne sur le dessus de ma tête. Je porte des lunettes. Je suis dans une grande cathédrale au toit très aux et il y a de nombreux vitraux.

 

Caroline : Comment t’appelles-tu ?

 

F : Je me nomme Léopold.

 

C : Quel âge as-tu environ ?

 

F : J’ai au moins cinquante ans.

 

C : En quelles années sommes-nous ?

 

F : En 1853.

 

C : D’accord et que fais-tu dans cette cathédrale ?

 

F : Je suis un orateur. En ce moment, je suis dans une pièce remplie de statues qui représentent des personnages importants ; des religieux ou des philosophes. L’une d’elles est plutôt grande et représente un homme avec un disque dans la main. Certaines sont de grandes valeurs. Elles sont magnifiques, faites de bronze et d’or avec de nombreux détails. D’autres sont plus simples. Personne n’a accès à cette pièce, sauf moi.

 

C : Comment ces statues se sont-elles retrouvées là ?

 

F : Elles ont été importantes, il y a bien longtemps, à l’époque de Socrate et de Platon. Pendant les guerres, des objets de valeur ont été cachés ici, parce que notre communauté religieuse était protégée. Quand la guerre s’est terminée, les gens ont oublié que ces statues étaient dans la cathédrale. Quand je regarde certaines d’entre elles, je ressens un peu de peur.

 

C : Pourquoi cela ?

 

F : C’est comme s’il y avait des âmes à travers certaines statues. Quand nous les regardons, nous sentons qu’elles nous observent aussi.

 

C : As-tu l’impression qu’elles sont malveillantes ?

 

F : Non. C’est plutôt le concept qui me fait peur, car j’ai la sensation qu’elles sont en vie.

 

C : Je comprends. Es-tu le seul orateur dans cette cathédrale ?

 

F : Non. Nous sommes une cinquantaine et nous avons tous un travail à faire. Le mien, c’est de veiller sur ces statues.

 

C : Lorsque nous parlons d’un orateur, nous faisons habituellement référence à une personne qui s’exprime devant les autres. Fais-tu aussi cela, parfois ?

 

F : Non, mais j’écris. Ou plutôt, je transcris des choses secrètes qui ont été oubliées, mais dont nous connaissons l’importance. Si nous partagions les informations que nous détenons, cela dérangerait.

 

C : Ah oui ? Pourquoi cela ?

 

F : Elles ne disent pas les éléments de la Bible que les gens connaissent.

 

C : Cela va à l’encontre de leurs croyances ?

 

F : Oui.

 

C : As-tu un exemple de quelque chose que tu aurais transcrit ?

 

F : Ce sont des informations qui ne sont pas connues concernant, en autre, Marie et Jésus. Cela parle aussi d’une sororité sacrée.

 

C : Ces documents mentionnent le rôle et la présence des femmes dans l’histoire ?

 

F : Oui.

 

C : Que penses-tu personnellement de cela ?

 

F : Je suis un peu en colère, parce que nous voyons que l’histoire a été transformée. Même si je suis un homme, je suis un peu fâché.

 

C : Tu crois à ce qui est écrit sur ces documents secrets ?

 

F : Nous sommes certains qu’ils sont la vérité. Ces parchemins avaient été cachés à Avalon et nous les avons retrouvés. Nous savons aussi que si nous parlons, cela dérangerait beaucoup. Nous espérons que plus tard, cela sera découvert et que les gens seront prêts à recevoir ces informations. Dans l’immédiat, cela serait dangereux.

 

C : Cette redécouverte de documents d’Avalon est-elle récente ou non ?

 

F : Cela fait bien longtemps.

 

C : Pourquoi les transcris-tu ?

 

F : Parce que ces documents n’étaient pas faciles à conserver. Ce sont des rouleaux dont l’encre n’est pas la même que celle que nous utilisons à présent. Nous ne savons pas comment les conserver, alors nous les mettons dans des livres.

 

C : D’accord. Allons voir ensemble le prochain moment important de cette incarnation.

 

F : Okay. Alors, des gens importants du gouvernement ont trouvé la cathédrale et ils en ont pris le contrôle. Nous avons dû quitter et tout laissé derrière nous. Ils ont trouvé les documents.

 

C : Comment ont-ils pu trouver la cathédrale ?

 

F : Une femme qui venait parfois nous aider nous a dénoncé.

 

C : D’après toi, pourquoi a-t-elle fait cela ?

 

F : Je crois qu’elle n’était pas d’accord avec ce que nous faisions. Elle ne voulait pas que les informations que nous détenions se propagent. Elle voulait que nous arrêtions.

 

C : Je vois. Qu’avez-vous fait ?

 

F : Nous sommes partis habiter ailleurs et nous avons continué de prier. Nous savions qu’ils avaient découvert nos documents et nous pensions qu’ils y verraient du sens, mais même si cela venait d’eux, ils n’ont pas voulu les partager.

 

C : Pourquoi penses-tu qu’ils ont préféré taire ses informations ?

 

F : Parce qu’ils pouvaient ainsi, gardez le contrôle sur le peuple. S’ils commencent à remettre une chose en question, peut-être vont-ils tout remettre en question. Ils ne voulaient pas fragiliser leur contrôle.

 

C : Je comprends. J’aimerais maintenant que nous allions voir le prochain moment important de cette vie.

 

F : D’accord. C’est le jour de ma mort. Je quitte mon corps et je rencontre le Divin. C’est un très beau moment. Je vois un homme de lumière qui m’accueille dans la chaleur et me prend par la main. C’est d’une grande beauté.

 

C : De là où tu te trouves à présent et en observant ton incarnation avec du recul, qu’en penses-tu ?

 

F : C’était une belle vie dans cette magnifique cathédrale. Cependant, après ma mort j’ai tout de même émis quelques regrets de ne pas avoir transmis la parole de Dieu. Nous savions que cela se matérialiserait, mais je vois d’ici que cela n’est pas encore le cas, dans votre présent. Nous pensions que ces informations seraient partagées depuis longtemps.

 

C : Pendant votre incarnation, avez-vous ressenti de la colère d’avoir dû quitter la cathédrale ?

 

F : Non. Nous étions tristes de perdre les documents, mais nous étions en paix et nous sommes simplement partis nous installer ailleurs.

 

C : Comment pouviez-vous être en paix en sachant que les documents avaient été perdus ?

 

F : Parce que nous nous disions que tout est organisé par Dieu. Si cela se produit, c’est que cela devait être. Nous nous sommes dit que c’était peut-être même la meilleure façon finalement de répandre ces informations. C’est peut-être la meilleure façon, aussi. C’est le plan de Dieu. C’est simplement dommage que ça ne soit pas encore arrivé.

 

C : Pouvez-vous m’expliquer quels sont vos regrets ?

 

F : C’est pour cela que je voulais m’exprimer à vous. Je ressens du regret de m’être caché. Peut-être que si nous avions partagé ces informations, nous aurions pu nous en sortir. Nous avons craint qu’en les divulguant, nous ayons été persécutés. Nous n’avons rien fait, mais les écrits étaient là et parlaient d’eux-mêmes. Ça aurait été une belle façon de parler sans être accusé de quoi que ce soit ?

 

C : Auriez-vous pu être mis à mort pour cela ?

 

F : Oui, mais cela n’a pas été le cas. Nous nous en sommes bien sortis.

 

C : Que devrions-nous retenir de votre vie ?

 

F : Que plusieurs autres personnes comme nous détiennent des informations qui n’ont pas encore été partagées ! Cela me rend triste de constater que les personnes ne regardent pas avec le cœur. Ils n’écoutent pas avec le cœur. S’ils écoutaient avec le cœur, ils verraient que la Bible, telle qu’elle est connue, n’est pas la vérité.

 

C : Que nous conseillez-vous ?

 

F : De toujours vous demander si vous trouvez que cela a du sens. Ne pas juste écouter et croire ce qui vous est dit.

 

C : Espérez-vous qu’un jour, lorsque l’humanité sera prête, ces connaissances vont revenir ?

 

F : Oui. Certaines personnes de votre époque le savent déjà et nous espérons qu’elles vont le dire.

 

C : J’aimerais savoir aussi si cette femme qui vous a dénoncé s’est réincarnée dans votre entourage présent.

 

F : Oui. Il s’agit de Johanne, mon amie. Elle a regretté son geste et maintenant, il n’y a plus de froid entre nos deux âmes. Tu étais aussi incarnée dans cette cathédrale, Caroline. Tu étais le père de notre groupe. Tu nous récitais des prières, les leçons du jour et les philosophies. Tu t’occupais aussi de l’organisation.

 

C : Qu’est-ce que cela nous apporte comme force ou comme qualité, d’avoir vécu cette expérience ?

 

F : Nous y avons développé la résilience. Même si les choses ne se déroulent pas comme nous l’avions espéré, nous savons que c’est quand même une bonne chose pour le Plan.

 

C : Cette confiance que le chemin est toujours le meilleur, même si nous ne le voyons pas sur le moment ?

 

F : exact. Nous savons que tout est volonté de Dieu. C’est pour cela que nous avons vécu en paix, même lorsque nous avons dû quitter la cathédrale. Nous savions que le message ferait son chemin. Dans notre présent, nous ne nous inquiétons pas de l’avenir comme d’autres peuvent le faire. Nous avons appris à avoir la foi. À croire. Nous savions que ce que nous transcrivions était vrai et que ce message allait se perpétuer, éventuellement. Nous savions aussi que Dieu est là pour nous protéger. Nous nous sommes sentis protégés.

 

C : Même si dans notre présent, nous risquons peu d’être persécutées ou mise à mort, de nombreuses âmes ont peur. Que voudriez-vous leur dire à ce propos ?

 

F : Vous êtes en sécurité !

 

C : Mais comment pouvons-nous nous sentir en sécurité, lorsque nous avons l’impression qu’il se produit des dangers ?

 

F : Parce que c’est le plan de Dieu. Il nous protège. Notre âme est toujours là, même lorsque l’humain meurt. L’âme ne meurt pas, car Dieu nous a protégés. Nous sommes toujours protégés.

 

C : Savez-vous qu’il m’arrive de partager certaines séances d’hypnose ?

 

F : Oui et c’est pour cela que je suis ici. Il est bien que tu partages ces informations. Tu partages l’amour et la lumière. Cela fait du bien aux gens et leur permet de ne pas oublier que la vie est belle. Il y a beaucoup de noirceur sur la Terre et dans les cœurs, mais vous ramenez le positif. Je voyais la lumière dans ces documents et je la vois aussi dans ce que tu fais.

 

C : Merci pour cette magnifique rencontre. Avez-vous un message de départ pour nous ?

 

F : Que j’ai la preuve que ces parchemins étaient vrais et qu’il est temps que vous rameniez ces informations oubliées ! Ce qui a été retenu par la religion n’était pas toujours très beau. Dans ces écrits, il y avait beaucoup de beauté. Ce n’était pas un Dieu jaloux qui punit, mais un Dieu qui nous protège. Je suis content de voir l’ouverture que vous apportez dans votre spiritualité. Vous passez au-delà de ce qui était dit, mais la crainte d’être punie pour dire quelque chose qui n’est pas écrit reste encore. Vous êtes, vous aussi, certaines que les écrits de cette cathédrale étaient vrais, mais vous craignez le jugement des autres. Il faut maintenant dépasser cela. Guidez-les en écoutant votre cœur. Soyez heureux pour les belles choses à venir. Nous sommes chanceux d’être sur la Terre et de pouvoir encore faire cela, car il est plaisant d’être ici.

 
 
 

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