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L’énergie de la Source d’Amour

Plusieurs personnes viennent me voir pour expérimenter l’hypnose dans l’intention de développer leurs dons spirituels. Leurs blocages proviennent souvent d’une incarnation passée de sorcière dans laquelle ils ont été condamnés injustement pour avoir voulu aider et soigner les autres. Faire la paix avec notre histoire est primordial à l’éveil de nos facultés et ouvre la voie vers des possibilités insoupçonnées. De nombreuses belles leçons résident aussi dans ces vies et il est toujours intéressant de les découvrir. Entrons donc ensemble dans la séance de cette femme qui désirait comprendre son rôle sur Terre. Sans attendre, elle a traversé un portail et a atterri en plein cœur de l’action.

 

Femme : Je suis dans une pièce toute en velours noirs. Je suis une femme enfermée et j’ai l’impression d’être folle.


Caroline : Qu’est-ce qui te laisse croire ça ?


F : Je griffe les murs. Au début, c’était plutôt comme un cocon agréable, mais à présent, je suis hystérique.


C : Pour quelles raisons t’a-t-on enfermée là ?


F : J’ai fait quelque chose qui ne plaisait pas, mais je sens que je suis ici injustement.

 

Puisqu’elle semblait très inconfortable et confuse, j’ai préféré lui proposer d’aller voir une prochaine scène. Ce n’était pas le moment idéal pour discuter, mais cela m’apportait des informations importantes pour saisir son histoire. Je l’ai donc fait avancer dans le temps pour explorer la suite des choses.

 

F : D’accord. Alors je suis dans un asile psychiatrique où il n’y a que des femmes. Nous marchons maintenant les unes derrière les autres sans dire un mot, comme une espèce de promenade autorisée. Nous avons toutes l’air profondément tristes. Nous portons des robes de chambre longues et nous avons le crâne rasé.


C : Cette pièce noire, est-ce un endroit où l’on t’amène parfois ou fréquemment ?


F : C’est une punition. Je suis enfermée dans cet endroit très injustement, comme toutes les autres. Nous n’avons rien fait de mal. Nous sommes ici, car nous sommes des femmes qui ont fait quelque chose qui ne plaisait pas, mais qui n’est pas mal du tout.


C : D’accord. Qu’est-ce qui se passe ensuite ?


F : Je me cache près d’un arbre pour essayer de m’enfuir. Oh mon Dieu ! Les corps de celles qui ont tenté de fuir avant moi et qui se sont fait prendre y ont été pendus. Ils les laissent là pour que nous enlever l’envie d’essayer de le faire aussi.


C : As-tu peur de voir cela ?


F : Non. C’est une réalité un peu habituelle. C’est triste, mais c’est le risque de tenter de s’échapper. Je veux le faire quand même. Je suis en train d’essayer, cachée derrière cet arbre dans ce grand jardin. Je vois la porte et je réussis à m’enfuir dans la forêt en pleine nuit. Il fait très froid et je n’ai absolument rien pour moi, sauf un petit couteau que j’ai réussi à piquer quelque part.


C : Sais-tu où tu vas ?


F : Non. Je cours simplement le plus vite et loin que possible. Puis, je vois un avion écrasé, en feu dans la forêt. Je suis spectatrice de cet accident et je découvre un enfant qui y a survécu. Il doit avoir sept ou huit ans. Il vient vers moi et je m’agenouille pour essayer de le rassurer. Je le prends dans mes bras et je regarde s’il y a d’autres survivants, mais non.

 

Elle paraissait déconcertée, comme nous devons l’être, j’imagine, lorsque nous nous enfuyons d’un asile pour découvrir un horrible accident d’avion. Son ton de voix était très rythmé et il était évident qu’elle était au centre de l’action, pressée de repartir. Je ressentais moi-même l’anxiété et l’adrénaline qui semblaient se décharger dans toute la pièce.

 

C : Que se passe-t-il ensuite ?


F : J’entends des coups de feu et je dois quitter rapidement, parce que ces personnes sont sorties à ma recherche. Je pars avec cet enfant et je cours très, très, très vite. Je débouche finalement de cette forêt et j’arrive dans un village. Il n’y a personne, car c’est la nuit.


C : As-tu réussi à semer ceux qui te pourchassaient ?


F : J’ai l’impression, oui, mais il faut quand même que je sois prudente et que je trouve le bon endroit pour ne pas me faire capturer.


C : Cherches-tu un endroit pour te cacher ou quelqu’un pour t’aider ?


F : Les deux et il y a cet enfant que je dois aussi protéger. Je sais où aller. Je me dirige vers l’une des maisons et je tape à la porte. Je sais qu’ici, il y a un abri. Un couple m’ouvre et je ne les connais pas personnellement, mais ils sont connus pour aider les femmes comme moi. Ils me laissent entrer et me conduisent à la cave éclairée à la bougie.


C : Y descends-tu avec l’enfant ?


F : Non, j’y vais seule. Il n’a pas besoin de se cacher, lui. Il soit seulement être protégé et rassuré. Il reste donc avec le couple.


C : Qu’est-ce que tu fais maintenant ?


F : Je sors des livres et j’écris des choses. Ce qui se passe dans cet asile et les plans du lieu. Je laisse une trace si jamais je me fais prendre. D’autres personnes y ont écrit avant moi et nous partageons nos récits de ce que nous avons vécu là-bas.


C : Comment est-ce que tu te sens en ce moment ?


F : Je me sens affaiblie et il faut que je reprenne des forces pour réapparaitre au grand jour. Mon crâne ne doit pas être rasé comme ça. Mes cheveux doivent repousser.


C : Peux-tu rester à cet endroit-là plusieurs semaines ?


F : Oui.


C : Super. Alors, allons voir le prochain moment important.


F : Oh ! Je fais de la magie. En fait, j’ai repris suffisamment de forces et cela m’a permis de retrouver un rayonnement pour me réapproprier mon pouvoir.


C : Quel genre de magie fais-tu habituellement ?


F : Avec des herbes et des choses à boire. Je fais aussi beaucoup de travail de mes mains avec cette lumière très forte. J’ai comme des étincelles dans les doigts.


C : À quoi sert cette lumière exactement ?


F : En fait, je ne peux pas l’utiliser seule. Cette magie me permet seulement de reprendre des forces. C’est comme de l’autoguérison accélérée. Le couple m’a aidé en m’apportant à manger et de quoi me remettre, mais maintenant, il faut que j’aille retrouver les autres femmes. Je suis prête à sortir et mes cheveux sont très longs.


C : Combien de temps as-tu passé dans cet endroit ?


F : Une dizaine de jours.


C : Tes cheveux ont poussé vraiment très rapidement.


F : Oui, grâce à ce pouvoir lumineux d’accélération. J’enfile un uniforme de l’armée et une épée dans mon dos, comme un déguisement pour passer inaperçu en prétendant être un homme.


C : Penses-tu revenir ici par la suite ?


F : Non. J’étais seulement de passage.


C : Ces femmes que tu souhaites rejoindre, étaient-elles avec toi dans cet asile ?


F : Certaines y sont allées et d’autres y ont échappé.


C : Et vous avez un point de rendez-vous ?


F : C’est un endroit où avant, il y avait une rivière. Elle s’est complètement asséchée et ça nous permet de nous cacher, car c’est un peu en profondeur. Je marche dans la forêt, dans le lit de cette rivière qui n’est plus. Nous nous rencontrons derrière une cascade, dans une grotte. J’y arrive.


C : Est-ce un lieu pour y vivre ?


F : C’est plutôt pour nos rencontres, mais il y a quelques objets, car nous nous y rejoignons souvent. Il y a des bureaux pour y écrire et faire des plans. Nous sommes toutes habillées comme ça, déguisées en uniforme kaki avec des boutons couleur rouille, un chapeau un peu rond et une épée derrière.


C : Combien de femmes êtes-vous en ce moment ?


F : Une vingtaine. Nous laissons tomber notre uniforme et nous sommes vêtues d’une robe longue et fine en dessous. C’est très lumineux. Nous nous installons en cercle en nous donnant la main. Il y a une énergie incroyable qui passe, juste au fait d’être connectée comme cela. Ahhhhh ! Ça fait tellement de bien. Je ressens un effet incroyable, un peu comme une drogue. C’est complètement fou ! C’est la Source d’Amour !


C : Tu peux prendre tout le temps dont tu as besoin pour te reconnecter avec cette énergie-là. Pour la savourer, pour t’en rappeler, pour la laisser vibrer dans toutes tes cellules. Tu retrouves simplement ce qui t’appartient.

 

D’une croyance à l’autre, certains l’appellent la Source d’Amour, Sophia ou Dieu. Nous pouvons nous y connecter par la méditation et l’hypnose spirituelle, bien évidemment. Il s’agit d’une expérience unique de béatitude où nous ressentons l’Unité complète. Nous faisons Un avec les autres, la création et l’Univers. La plupart des gens décrivent la Source d’Amour comme une immense et infinie lumière bienveillante, qu’il ne faut pas confondre avec le lieu intemporel de lumière.


Les séances d’hypnose spirituelle ont quelque chose de parfois très poétique. De la même façon que cette femme dans cette autre vie a été coupée de sa magie intérieure avant de la retrouver, ma cliente avait traversé sa propre incarnation déconnectée de sa spiritualité. À présent qu’elle s’y reconnectait, elle vivait par le passé cette puissante scène qui s’inscrivait en elle comme si elle y était physiquement. Bien que les deux vies étaient très différentes, elles avaient des points semblables et dans leur sagesse inouïe, les Guides spirituels avaient jugé que cette exploration serait la plus transcendante pour elle. Devant mes yeux, elle souriait et se laissait transporter par cette énergie. Je lui ai donc permis de prendre tout le temps dont elle avait besoin avant de poursuivre.

 

F : C’est très beau. C’est la même énergie que j’ai utilisée pour me guérir et me régénérer, mais elle ne peut être vivante que si nous nous connectons ensemble régulièrement. Il faut faire cela pour la garder en vie et pouvoir continuer à l’utiliser. On m’y avait déconnectée dans cet asile. Cette pièce de velours noir m’avait complètement coupé de tout. Je ne sais pas pourquoi, mais même avec les autres femmes, nous n’arrivions plus à ressentir l’énergie après être passés dans cette pièce.


C : Avant d’aller dans cet asile, comment est-ce que tu l’utilisais ?


F : Nous lui faisions appel partout et pour tout le monde. Nous étions reconnues pour cela.


C : Vous vous en serviez pour guérir les autres ?


F : Oui et c’était quelque chose de fabuleux. Nous étions bien vues, mais petit à petit, ils ont commencé à nous arrêter. Ils ont dit que nous faisions de la sorcellerie et que nous n’avions plus le droit d’utiliser cette magie. Je ne sais pas s’il nous sera encore possible de soigner les gens maintenant. Ils ont vraiment essayé de séparer les femmes et de les couper complètement de leur cœur ainsi que de leur féminité. Ils nous ont donné des drogues qui nous ont rendues très, très confuses, pour que nous ne puissions pas continuer notre travail énergétique.


C : Cela doit faire un bien incroyable de t’y reconnecter.


F : Oh oui ! Maintenant, notre but est de ramener le plus de femmes possible pour que cette énergie puisse à nouveau régner. Que nous puissions l’utiliser de manière régulière. Que cela soit encore quelque chose de normal pour la guérison.


C : Tenterez-vous de sauver les femmes dans cet asile ?


F : Nous espérons qu’elles réussissent à s’enfuir, mais nous devons aussi sauver celles qui n’ont pas encore été attrapées. Nous sommes la résistance ! Nous préparons des plans pour essayer de ramener la magie en ce monde.


C : Que se passe-t-il ensuite ?


F : Oh non ! Nous sommes dans la grotte et nous nous faisons prendre. Ils ont trouvé notre repère et celles qui y étaient, dont moi, se font tuer. Je décède d’un coup d’épée dans le cœur. Mon âme se sépare de mon corps. Ce n’est pas très agréable. Je ne voulais pas mourir et je ne m’y attendais pas. J’avais quelque chose de grand à faire et je sais que cela sera maintenant encore plus difficile pour toutes les femmes.

 

Elle a poussé quelques soupirs de lamentation et de déception. Elle ne semblait pas souffrir physiquement, mais elle était visiblement contrariée de voir sa fin arriver aussi imprévisiblement. J’ai d’ailleurs été tout aussi surprise qu’elle, mais tel en va de la vie. La très grande majorité du temps, les âmes quittent doucement leur corps physique et s’élèvent vers les mondes de lumière. Quelques fois, ils sont en colère et refusent de quitter le plan terrestre. D’autres encore le feront par incompréhension de ce qui s’est produit ou par peur de se faire gronder de l’autre côté du voile. C’est ce que nous appelons parfois des fantômes et il n’y a rien de bon pour une âme errante. Heureusement, nous recevons toujours l’assistance spirituelle dont nous avons besoin pour traverser, peu importe ce que nous ressentons.

 

C : Es-tu seule ou il y a des Êtres de lumière près de toi ?


F : Ils sont venus m’aider, mais je résiste un peu. Je ne suis pas prête. C’est difficile et je suis hyper triste, parce que j’ai échoué. Je ne sais pas comment, même avec cette lumière, me dire que tout va bien et ressentir l’amour. Je n’y arrive pas, parce que j’ai réellement raté cette mission si importante. Mon âme vit une grande difficulté à accepter cette défaite.


C : Que font-ils pour t’accompagner vers la prochaine étape ?


F : Ils m’entourent et m’installent sur une espèce de chaise de lumière pour retrouver un peu mes esprits. Quelqu’un met ses mains sur mes épaules. Il ne dit rien, mais il est près de moi parce qu’il sait que ce que je traverse est très difficile et que j’ai besoin de temps. Il est là pour me soutenir dans cette transition. Petit à petit, je sens que je redeviens un être lumineux, mais je ne suis pas encore tout à fait dans l’amour inconditionnel. Je peux néanmoins me lever et avancer. C’est tout blanc, ici. La vie sur Terre m’a enlevé beaucoup d’amour et j’ai besoin de me régénérer un moment dans cette lumière. D’ici ma prochaine incarnation, j’occuperai mon temps à me remplir à nouveau d’amour.


C : Est-ce qu’il y a un guide spirituel près de toi qui voudrait bien discuter un peu avec nous ?


F : Oui. Il y a cet homme qui m’a aidé à transitionner et qui est encore avec moi.


C : Voudrait-il nous dire comment tu t’appelais dans cette autre vie ?


F : Céline et je vivais dans les années 1800 en Europe.


C : Cette fin de vie a été très difficile pour ton âme, n’est-ce pas ?


F : Oui, car à cette époque, ces femmes-là jouaient un rôle primordial. Elles étaient un lien presque direct vers la Source d’amour et c’est pour cela que ça a été si déchirant d’être arrêté d’une façon aussi violente.


C : Étiez-vous la seule sororité à avoir cette mission ?


F : Non, il y en avait d’autres, mais nous ne les connaissions pas. Dans notre région, il n’y avait que nous.


C : Qu’est-ce qui rendait votre rôle aussi essentiel ?


F : Parce que nous étions réellement liés à la Source d’amour, complètement dénuée d’orgueil. Notre mission était de transmettre l’amour, la bonté et la générosité. C’est indispensable, parce que sans ça, sans ce lien d’amour, le monde ne peut pas survivre.


C : Cela prend toujours certaines personnes pour être connecté directement à la Source d’amour et amener son énergie sur Terre ?


F : Oui. C’est ce que je comprends.


C : Pour quelles raisons a-t-on choisi de te montrer cette vie plutôt qu’une autre ?


F : Parce qu’il est nécessaire de garder l’énergie vivante, à nouveau. Je dois continuer à me lier avec les autres femmes qui, elles aussi, essaient régulièrement de se connecter à la Source. J’en connais déjà quelques-unes et j’en rencontrerai d’autres bientôt. Je ne suis évidemment pas toujours physiquement avec elles, mais nous pouvons le faire en méditant ensemble. C’est marrant, car dans cette vie nous nous étions déguisées en hommes de l’armée et avec mes copines, nous aimons beaucoup utiliser l’expression « armée de lumière ». Du coup, j’y vois un parallèle. C’est très chouette.


C : En tout cas, tu semblais très courageuse.


F : Cette vie, je ne l’ai pas vécue dans la souffrance. J’étais hyper forte et résiliente. Là où je me suis sentie le plus faible, c’est quand j’ai eu l’impression d’avoir échoué. En mourant, j’en ai perdu mes forces, mais avant cela, je menais ma mission en guerrière. Je continuais, coûte que coûte. Je ne faisais pas les choses pour moi, mais bien pour la Source. Maintenant, je dois me reconnecter à cette énergie beaucoup plus souvent, la remercier et lui faire confiance. Elle est toujours là, en train de briller. C’est juste à moi de penser la regarder.


C : J’aimerais savoir combien de temps approximativement as-tu passé dans cet asile.


F : Trois mois.


C : Était-ce un moment passif ou avais-tu des choses à faire ?


F : Non, nous ne faisions rien. Nous étions souvent debout, les unes derrière les autres, à attendre. Ils nous promenaient avec cette corde, les mains attachées.


C : Pour quelles raisons mettaient-ils les femmes dans cette pièce en velours noir ?


F : Elle était vraiment plus noire que noire et cela permettait de nous déconnecter de l’énergie. C’était l’une des manières qu’ils avaient découverte pour dissocier les femmes de leur pouvoir. Ils nous donnaient aussi des herbes et des médications qui nous mettaient dans un état où nous n’étions plus conscientes de la lumière. Ils nous coupaient aussi les cheveux dans ce but.


C : Notre chevelure a-t-elle un certain pouvoir énergétique ?


F : Oui. Quand nous perdons nos cheveux, c’est le signe que nous vivons une perte d’énergie quelque part et que quelque chose n’est plus connecté. Nous pouvons choisir de nous couper les cheveux si nous le désirons et cela peut même être bénéfique. Dans ce cas-ci, ils nous rasaient pour nous dissocier de ce fort symbole de féminité et ainsi, de diminuer notre propre pouvoir intérieur.


C : Lorsque tu t’es enfui, tu as rencontré un petit garçon dans un accident d’avion.


F : Oui et c’était important que je voie cela, car il s’agit de l’âme de mon conjoint. Je comprends maintenant que je suis capable de le protéger et que ce n’est pas seulement lui qui me défend. Je suis forte, juste avec moi-même ! J’ai beaucoup, beaucoup de résistance. Je n’ai pas besoin de lui pour être droite. Je le sais déjà, mais je dois l’accepter.


C : Reste-t-il des émotions à purifier concernant la vie de Céline ?


F : Oui. Je demande à mon guide de me laver de tout ce sentiment d’échec. De cette impression de ne pas avoir réussi quelque chose alors que, quand même, j’ai été là et j’ai eu ma place. J’ai eu un effet sur le reste de l’histoire et je dois l’accepter. Je veux me nettoyer de tous mes regrets. Me libérer de ce poids et de mes peurs qui m’accompagnent toujours. Cela me permettra d’avancer plus sereinement dans ma vie présente.


C : Ton guide t’aide à purifier tout ce qui doit l’être.


F : Oui et maintenant c’est bon, je suis pleinement prête à rejoindre la Source d’Amour. Je m’envole rapidement comme une fusée, jusqu’à sa grande lumière blanche et brillante. Elle est tel un grand soleil et je vais en profiter pour absorber ses rayons.


C : Qu’est-ce que la Source d’amour veut te dire ?


F : Elle me conseille de me reconnecter plus souvent en utilisant cette même image que j’ai en ce moment. C’est marrant, parce que je ne l’avais jamais vu comme cela. Je n’avais jamais réussi à la personnaliser, outre que Dieu, que je percevais plus comme un homme. C’est rigolo, car je la ressens très féminine avec sa douce et puissante énergie. Elle me transmet aussi une invitation à nous connecter par le souffle à un endroit presque dans le bas du dos, en dessous du nombril. Cela nous permet d’être ancrées dans la Terre, mais aussi, c’est comme si c’était l’endroit dans notre corps où l’énergie terrestre et céleste se rencontre. C’est un point très puissant. La Source me dit aussi qu’elle est toujours là avec moi. Que j’ai tendance à l’oublier et que c’est important de me reconnecter pour m’en souvenir.

 

J’adore l’hypnose spirituelle qui nous permet d’en apprendre plus sur notre histoire personnelle et collective tout en comblant les vides existants. Nous pouvons ainsi retrouver notre propre parcours, mais aussi celui des femmes dans cette longue lutte patriarcale. Les sorcières, les enchanteresses et les prêtresses de toutes les époques s’éveillent à présent et retrouvent leurs mémoires. Certaines sont magnifiques à faire rêver. D’autres sont remplis de traumas et de fins de vie douloureuses, mais aussi d’importantes leçons positives. Dans l’ensemble, elles forment notre histoire ; celle de notre âme et de nos sœurs.

 
 
 

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