Accompagner le changement de paradigme
- Caroline

- 19 mai
- 23 min de lecture
Comme bien d’autres avant elle, cette cliente souhaitait expérimenter l’hypnose spirituelle pour découvrir sa mission de vie. Son travail terrestre consistait à accompagner les humains neurodivergents dans leur quotidien. Son propre vécu et ses expériences lui avaient permis de développer des facultés en ce sens dont elle faisait dorénavant bénéficier les autres. Avant sa séance, elle me raconta qu’elle avait fait de nombreux rêves lui faisant croire que son âme jouait un rôle de direction quelconque. Elle ne savait pas trop de quoi il s’agissait, mais elle sentait que sa place était importante dans le plan. Nous avons donc déposé nos intentions, puis je l’ai guidée jusqu’à un portail énergétique qu’elle a traversé vers une vie antérieure.
Femme : Je suis sur le bord de la méditerranée en ce qui serait l’ancienne Italie, en 1200 ou 1300. Je me trouve dans ce qui ressemble à un temple. Le marbre est froid sous mes pieds nus et il y a des colonnes blanches. Cette salle est ouverte sur l’extérieur et nous n’avons pas besoin de nous protéger de la température qui est clémente. Au loin, je vois la mer et des falaises. C’est une fin de journée et la lumière de la lune se reflète sur l’eau.
Caroline : Parle-moi un peu de toi.
F : Je suis une femme dans la trentaine et je suis vêtue d’une tunique blanche au tissu léger. Mes cheveux sont frisés, châtains et attachés sur ma tête, comme des boudins. Je porte des bagues, de petites boucles d’oreilles en or et des bracelets le long de mon bras, jusqu’à mon épaule.
C : Que fais-tu dans cet endroit aujourd’hui ?
F : J’admire le paysage. Je vois des arbres, des cèdres en colonnes et des petits jardins. C’est plutôt rocailleux et il n’y a pas vraiment de gazon ou d’herbe. Au bas des escaliers, un petit chemin en pierres plates longé d’arbustes et de haies descend jusqu’au port où je vois des barques.
C : Comment te sens-tu en ce moment ?
F : Vraiment bien et privilégié d’être là. Je suis tranquille et j’ai une belle vie. Je ne dirais pas que je suis une personne très influente dans la société, mais je ne suis pas non plus dans la souffrance.
C : Est-ce la première fois que tu viens ici ou tu t’y rends fréquemment ?
F : C’est une école où je viens souvent.
C : Fais-tu partie des enseignantes ou des étudiantes ?
F : Je suis là pour apprendre, mais il y a aussi une dimension de partage des connaissances avec les autres. Je ne suis toutefois pas encore assez avancée pour être très inspirante. Moi, j’ai encore plein de choses à découvrir. Je croise des personnes qui me reconnaissent et me salue. Je ressens beaucoup de respect et d’admiration pour eux.
C : Depuis combien de temps environ étudies-tu en ce lieu ?
F : C’est assez récent. Cela fait environ deux ans que j’ai le droit ou que je suis prête à y venir.
C : À quoi ressemblait ta vie avant que tu intègres cette école ?
F : Je vivais avec mes parents et j’aimais ma vie. Je ne cherchais pas à me marier. Nous sommes dans la culture et nous travaillons avec les plantes, les olives et les fleurs. Mes parents sont des apothicaires et j’ai beaucoup de leur savoir. Ils m’ont appris à faire des mixtures et à travailler avec les végétaux. Les enseignants de cette école ont remarqué mes connaissances et ont pensé que je pourrais les développer davantage, alors ils m’ont invité à me joindre à eux. J’étais très heureuse, car j’aspirais secrètement à être assez douée pour que cela se produise. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour développer mes compétences et être admis ici.
C : Qu’as-tu dû apprendre pour obtenir cette chance ?
F : Je devais connaître le nom, l’utilité et les propriétés des plantes que nous mixons. Je devais connaitre aussi comment mélanger ces éléments pour fabriquer certains élixirs. C’est la base de l’herboristerie qui permet de soigner et non pas pour lancer des sorts. Ce n’est vraiment pas pour cela. Nous les utilisons pour les soins et la guérison du corps. Mes parents maitrisent très bien le sujet, mais je voulais être encore plus instruite et ils m’y ont encouragé. J’ai fait des petits tests et développé des talents personnels. Puis, on a reconnu mes compétences. Je me sens satisfaite, assise ici à regarder la mer. Je suis ravie, car ce que j’apprends dans cette école est à la hauteur de mes attentes. Je me sens à la bonne place !
C : C’est merveilleux. Vers quoi souhaites-tu te diriger à la fin de tes études ?
F : Je m’intéresse réellement à soigner les autres, car ne je ne veux pas qu’ils souffrent. Je sais que nous avons tout pour guérir les blessures, les allergies ou les problèmes de fertilité, par exemple. Je souhaite accompagner mon peuple et les aider à avoir une vie en santé.
C : Apprendras-tu aussi la guérison de l’âme et des émotions ou ces sagesses sont essentiellement portées sur le corps physique ?
F : Pour l’instant, je n’en suis pas là. J’apprends à soigner les maladies et les blessures communes que les cultivateurs développent dans les champs. C’est cela que je veux faire. C’est simple et j’ai une belle relation avec ces personnes. Ils me font confiance et lorsqu’ils signifient qu’ils ont un besoin, je vais à leur rencontre avec mon panier rempli de trucs. Je suis un peu un médecin.
C :, Tu sais, par exemple, quelles pommade ou huile ils ont besoin pour guérir ?
F : Exactement. C’est cela que j’apprends.
C : Tu étudies depuis déjà deux ans. Combien de temps cette formation devrait-elle durer ?
F : J’approche de la fin. Il ne m’en reste que pour quelques mois.
C : Qu’as-tu prévu pour la suite ?
F : Je vais retourner chez mes parents. À partir des produits qu’ils cultivent et avec les connaissances que je cumule, je vais faire ma médecine. Ce n’est pas dans mes plans de fonder une famille pour le moment et mes parents ne m’y poussent pas. J’ai vraiment l’intention d’être au service du peuple.
C : C’est un très beau plan d’avenir. Pendant que tu es assise là, tu te sens vraiment heureuse dans ta vie.
F : Oui, je suis comblée. J’apprécie la chaleur de la température et la beauté du paysage. J’aime les compétences que j’acquière, là où j’en suis rendu et le respect de mes professeurs. Je suis fière d’être qui je suis. C’est vraiment une belle vie et je suis heureuse.
C : C’est super. Je te propose que nous avancions vers le prochain moment important de cette incarnation.
F : D’accord. J’ai maintenant dans la cinquantaine et je fais partie des personnes qui prennent des décisions et qui gouvernent. Nous vivons dans une société de type démocratique et les habitants nous ont nommés responsables pour nos capacités, notre sagesse, notre sens de l’organisation et notre envie de prendre soin des nôtres. Ils ont confiance en notre jugement. Nous sommes dans un lieu de réunion extérieure et nous discutons. Nous devons faire un choix important concernant la possibilité de nous associer à un autre groupe. Nous débattons de l’implication que cela aurait pour notre population et notre territoire. Si cela est avantageux de fusionner notre petit pays au leur. Bref, nous devons déterminer si nous souhaitons rester indépendants.
C : Qu’en penses-tu ?
F : Je ne suis pas trop en faveur de cette entente, car je n’aime pas certaines décisions des chefs de l’autre clan. Je n’aime pas leur vibration. Je trouve qu’ils font cela pour leur avantage personnel et je crains que si nous nous intégrons à eux, nous perdions notre liberté et notre droit de décider pour nous. Je pense au bien-être de nos gens. Nous avons toujours réussi à vivre heureux et dans l’harmonie jusqu’à présent, mais la pression d’un autre groupe devient très forte. Il s’est produit des catastrophes, des cataclysmes et de grandes guerres. Certains sont arrivés de l’extérieur et ont voulu abuser de nous, violer nos femmes et nous convertir en esclaves. Nous nous sentons menacés, alors que nous avons toujours été un peuple pacifique. Nous avons besoin de trouver une façon de nous défendre, car cela ne fait pas partie de notre culture.
C : D’accord. Cette fusion vous apporterait une protection ?
F : C’est cela, mais ça comprend aussi des risques.
C : Combien y a-t-il de membres dans votre groupe ?
F : Nous sommes huit.
C : L’avis général penche-t-il en faveur ou non de s’associer ?
F : Je pense que nous n’aurons pas le choix, parce que nous n’avons pas ce qu’il faut pour nous défendre. Habituellement, nous faisons un bon commerce auprès des autres peuples, mais celui qui vient de l’est est agressif. Nous détenons des connaissances et des compétences qui leur seraient utiles. Je vois les bénéfices de cette fusion, mais mon seul bémol concerne l’un des dirigeants que je considère avides et dont j’ai de la difficulté à lui accorder ma confiance.
C : Qu’est-ce qui t’inquiète exactement ? Je me demande ce que cette personne pourrait faire.
F : Il peut ordonner certaines décisions concernant l’augmentation des taxes et tribus que nous n’aurons dorénavant plus le choix de payer. Je comprends que cette protection à un prix pour nourrir et prendre soin de ces soldats qui nous défendront. Je suis inquiète, car notre société ne fait pas du commerce avec l’argent. Ce sont plutôt des échanges de services. Nous faisons du troc, mais nous n’avons plus le choix de changer notre façon de faire en apprenant à monnayer. Il est indispensable que cela se fasse rapidement pour que notre peuple puisse se bâtir sa richesse personnelle sans devenir les pauvres de cette nouvelle société que nous allons créer. Nous devons apprendre cela et nous ne sommes pas tous prêts. La dimension de l’argent m’inquiète. Devoir demander un prix monétaire pour ce que nous faisons plutôt que de proposer une denrée en retour, par exemple. J’espère que ces changements ne briseront pas notre tranquillité, notre paix d’esprit et notre harmonie.
C : Je comprends tout à fait. À l’issue de cette rencontre, que décidez-vous finalement de faire ?
F : Nous allons nous annexer à eux, car nous n’avons pas le choix. Il existe trop de menaces et nous sentons qu’il se prépare quelque chose. Nous devons rapidement déployer une armée à la frontière du côté est. Une fois que cela est mis en action, nous nous répartissons le territoire entre les huit dirigeants et nous allons organiser des réunions dans toutes les régions de notre pays, afin d’expliquer notre nouvelle réalité. Ces personnes nous ont élus pour notre sagesse et nous devons donc aller à leur rencontre pour leur expliquer les raisons qui nous ont poussés à prendre cette décision. De plus, certains ne savent pas lire, alors nous devons leur parler. Nous souhaitons aussi leur démontrer la valeur de l’argent dans une transaction. Ils pourront bien entendu continuer de pratiquer le troc s’ils le veulent, mais ils ne doivent pas oublier qu’à un moment ils devront payer cette taxe. Nous leur donnons le bon prix d’un service ou d’un animal. C’est compliqué, car ils ne savent pas tous compter. Nous avons des échantillons en main pour les aider à comprendre.
C : Comment réagissent-ils lorsque vous leur parlez de cela ?
F : Ça ne fait pas l’unanimité, mais je suis disponible pour les aider. Ils sont stressés et inquiets. Ils veulent bien faire et ils craignent les conséquences s’ils ne payent pas la taxe. Ils ne veulent pas vivre cela. Ils n’ont jamais connu une telle situation auparavant, car les échanges fonctionnaient très bien.
C : Qu’arrivera-t-il s’ils n’ont pas assez d’argent pour payer cette taxe ?
F : Ils pourront leur prendre leur blé, leurs biens et même leur enfant pour l’envoyer à l’armée ou au service de quelqu’un. Nous avons entendu des rumeurs de ce qui s’est produit pour certaines personnes et cela leur fait peur. Évidemment, nous entendons toujours les histoires plus négatives que les bonnes, mais ces récits m’ont fait de la peine.
C : Je comprends. Les conséquences sont très graves.
F : Oui et c’est pour cela qu’ils doivent délaisser le troc et s’habituer à l’argent. Ils craignent aussi de se faire arnaquer par ces nouvelles personnes en qui ils ont moins confiance. Notre peuple est resté pur depuis si longtemps. Je suis proche d’eux et je les aime énormément. Ils n’ont pas une once de méchanceté en eux et ça serait facile pour quelqu’un de mal intentionné de leur faire payer bien plus cher que le prix juste. Je m’inquiète qu’il leur arrive des soucis puisqu’ils ne maitrisent pas la valeur des choses.
C : Tu as vraiment leur bien-être à cœur.
F : Oui, alors je me porte volontaire pour être présente à chaque besoin. Je me mets au service des citoyens et comme ils m’appellent beaucoup, je suis très occupée. Je me déplace jour et nuit, tout le temps. Je le faisais déjà pour les guérir, mais maintenant je le fais aussi pour les aider à demander le bon prix ou à m’opposer à une transaction si nécessaire. Lorsque quelqu’un essaie d’abuser, je lui dis qu’il n’a pas le droit de prendre tout l’argent d’une personne qui en a aussi besoin.
C : Ton soutien doit être très apprécié par ton peuple.
F : Oui et à la longue, certains de l’autre groupe commencent à me redouter. Ils savent que je suis intransigeante et que j’effectue bien mon travail. Je suis respectée de ma communauté et un peu crainte de l’autre côté. En même temps, ils ont aussi besoin de mon savoir, par exemple s’ils sont blessés. Alors je m’en sors plutôt bien.
C : En fait, tu veux seulement que tout soit parfaitement juste.
F : Oui. Je ne veux pas qu’une personne profite d’une autre.
C : Parce que finalement, ce sont les gentils qui perdent au change.
F : Exactement. J’ai travaillé comme ça toute ma vie. J’étais respecté et ma parole était lois. Puisque j’étais la plus jeune de ce conseil de huit dirigeants, je suis la dernière à quitter de monde. Il avait été décidé que personne ne prendrait notre relève. Quand ça a été mon tour d’être vieille, la population que j’avais aidée s’est reliée à mon chevet. Ils sont tristes pour moi, mais je suis fatiguée et j’ai besoin de m’en aller maintenant. Je sais qu’ils ont compris comment l’argent fonctionne et qu’ils n’auront pas de problèmes. Cela m’a pris beaucoup de temps pour l’enseigner aux plus vieux. La génération suivante qui a grandi dans le nouveau système le maitrise très bien. La transaction financière est entrée dans nos mœurs, alors je peux m’en aller tranquille. Je meurs l’esprit en paix.
En une seule tirade que je n’avais pas vue arriver, elle était morte. Cela arrive très souvent en hypnose spirituelle, parfois parce que la personne a vécu un accident ou a été prise d’une maladie mortelle très rapide. D’autres fois, comme dans ce cas, elle s’est contentée d’en faire un survol rapide, ce qui indiquait que nous avions collecté tous les morceaux pour assembler son puzzle avec ses guides spirituels. Elle s’est élevée donc dans les hautes dimensions, jusqu’au lieu intemporel de lumière.
C : Alors que tu viens de mourir, que penses-tu de cette vie ?
F : Elle était belle et j’ai été utile. J’étais respectée et très dévouée. J’étais une bonne négociatrice et médiatrice. J’aimais mon pays et ceux qui y vivaient. Je voulais le bien et ça a toujours été ma mission.
C : Pourquoi avais-tu choisi de vivre cette incarnation ?
F : Je voulais aider le peuple à passer à la prochaine étape qui était d’intégrer une plus grande société. Ce n’était pas simple de vivre dans une ère sans violence et où tous se font mutuellement confiance, vers des temps plus sombres. Nous étions le dernier bastion de pureté, d’entraide et de bonté sur Terre. Le monde grandissait trop et nous n’avions plus le choix de nous adapter à cette nouvelle époque. Même si nous aurions bien préféré faire autrement, c’est un apprentissage intéressant sur notre planète et cela devait se dérouler ainsi. Il y a très, très longtemps, des Êtres provenant d’ailleurs sont venus la peupler et tous avaient l’idée de créer des sociétés respectueuses de la vie, dans la simplicité et le partage. Ça ne s’est pas déroulé ainsi, car certains ont ressenti de l’inquiétude et se sont instaurés en chef afin d’éviter de souffrir. Ils pensaient que leur supériorité les protégerait, mais ils ont contaminé les autres. Ils ont semé la peur et ont fait des choix qui ont influencé le cours des choses. Ils ont ainsi déséquilibré les sociétés et le monde est devenu plus pernicieux qu’il ne l’avait été pensé au tout début. La noirceur s’est répandue si vite, que même ceux qui avaient conservé leur lumière se sont retrouvés tout de même mal pris. Au centre de tant de haine, qui était quelque chose qu’ils ne connaissaient pas, ils se sont fait engloutir. Cette vie que nous venons d’explorer s’est déroulée beaucoup plus tard. Nous en étions donc là et je me suis incarnée pour accompagner le peuple à transiter vers ce nouveau genre de société vers lequel la Terre s’en allait. C’était ma mission.
Maintenant que j’avais récolté ses propres impressions après sa mort, j’ai demandé à ses guides spirituels s’ils voulaient bien éclaircir certains points avec moi. Pour répondre à mes questions, ils se sont exprimés directement par sa voix. Lorsqu’un sujet laisse entièrement la parole aux Êtres de lumière, cela permet toujours de recevoir des explications très sages, et extérieures. C’est néanmoins toujours un peu étrange pour moi, car la personne s’exprime alors à la troisième personne, d’une façon plus détachée.
C : C’est un cours d’histoire très intéressant, merci. Pour quelles raisons a-t-on choisi de nous montrer cette vie plutôt qu’une autre aujourd’hui ?
F : Parce que sa relation avec l’argent est difficile et ça vient de cette expérience. Elle comprend bien sa nécessité et la respecte, mais elle préférerait ne pas en avoir besoin. Maintenant, elle comprendra pourquoi elle n’aime pas en avoir à en demander. Son âme trouvait cela bien plus simple de faire des échanges, mais dans votre réalité, vous devez payer certaines choses.
C : Elle sait l’utiliser, mais elle s’ennuie du bon vieux temps.
F : Oh oui, oui, oui.
C : Serait-il approprié de lui partager une énergie de libération pour que cela devienne davantage facile pour elle de gérer son argent dans son quotidien ?
F : C’est nécessaire, oui. Faisons cela. Il y a tellement de cette vie passée qu’elle revit maintenant. Elle a besoin de plein de choses, mais pas de cette notion. Ce n’est pas important. Elle ne manquera de rien, mais elle devra demander la juste valeur et avoir confiance que c’est possible de vivre de l’argent et du troc. Par sa mission de vie, elle aidera les autres à demander une rémunération conséquente.
C : En ce moment, affiche-t-elle des prix justes pour ses services ?
F : Cela pourrait être augmenté. Elle donne beaucoup trop pour si peu. Ce qu’elle propose vaut davantage, mais tant qu’elle ne le verra pas, elle aura de la difficulté à le refléter. Dorénavant, elle comprendra que son travail reflète tous les efforts qu’elle a faits dans cette vie, mais aussi dans celles du passé. Elle ajustera donc ses prix en conséquence.
C : Pouvons-nous l’aider à se reconnecter à tout ça afin qu’elle puisse savoir très clairement ce qu’elle doit proposer ?
F : Nous faisons cela. Beaucoup de ces connaissances actuelles viennent de cette vie et tout cela est attaché ensemble. Nous défaisons le nœud.
C : Merveilleux. Y a-t-il des âmes qui étaient incarnées dans cette vie passée et qui le sont encore dans son présent ?
F : Certains sages qui lui ont enseigné le sont, mais dans d’autres régions. Eux aussi exercent des responsabilités semblables aux siennes. Ils sont installés ailleurs sur la planète pour couvrir un plus grand territoire. Ses parents dans cette vie passée sont aujourd’hui son mari et sa fille. Cette dernière est très attachée aux valeurs de la famille, des animaux et du travail en communion avec la Terre. C’est elle qui lui avait d’ailleurs enseigné les vertus des plantes et leurs utilités. Son mari, qui était donc son père, était un bon négociateur. Il proposait d’échanger une vache contre une poule ou alors de bâtir une clôture pour obtenir un sac de farine. Eux aussi ont de la difficulté avec les transactions monétaires et ils ont besoin d’améliorer cela. L’argent n’est pas un ennemi. Il ne faut pas le voir comme une difficulté ou un élément qui vous empêche de réussir en affaire. Ce n’est pas non plus un objectif à atteindre. C’est simplement un outil.
C : Y a-t-il autre chose qu’il serait important pour elle de laisser derrière et qui est lié à cette incarnation ?
F : Elle n’est pas obligée de donner toute sa vie aux autres. Elle peut prendre du temps pour elle.
C : C’est quelque chose qu’elle fait un peu trop, parfois, de se consacrer au bien-être de ceux qu’elle aime ?
F : Oui. Elle veut les protéger, éviter que l’on abuse d’eux et les aider à bien comprendre les situations. Cela vient de là et elle a aussi ramené des connaissances sur la médecine et la santé herboriste. C’est très naturel pour elle, car elle l’a étudié dans sa vie passée.
C : Devrait-elle œuvrer plus en ce sens ?
F : Elle doit se concentrer à développer le lien entre les dimensions spirituelle et physique. Elle les maitrise bien et doit aider les autres à éveiller cette conscience. Elle fait partie de l’équipe qui influence en ce sens. Ceux qui brisent le voile et démontrent que tout n’est pas spirituel ou scientifique, de façon distincte. Plusieurs pensent cela, mais tout est lié et vous devez dissoudre cette frontière. Elle participe à cela. Elle voyage bien entre la dimension de l’énergie et du physique. Elle est capable de percevoir d’où proviennent les maladies auriques dans le corps, alors que peu y sont prêts. Certains scientifiques le font, mais ils sont encore peu. Cette idée les confronte beaucoup et elle doit respecter le rythme d’évolution des choses. Elle aura son petit bout à jouer dans le changement, en tant que coach.
C : Serait-il approprié d’éveiller en elle plus de savoir en ce sens ?
F : Elle détient en elle plus que ce qui est nécessaire aujourd’hui. Par la moindre lecture ou en entendant un mot, cela active sa mémoire et elle retrouve ses connaissances. Nous sommes en constante communication avec elle et nous l’aidons à savoir ce qui est prêt à être partagé ou non. Nous lui laissons un petit pas d’avance sur ce que les gens découvrent sur Terre. Si elle se souvenait de tout ce qu’elle connait, elle irait trop vite. Elle a tout à disponibilité, mais nous l’infusons graduellement pour respecter le rythme. Le but de sa vie n’est pas d’être ridiculisé pour avoir dit des choses qui semblent impossibles. Nous lui permettons donc d’accéder aux informations justes un peu avant qu’elles ne soient prouvées par ceux qui sont autorisés à le faire dans votre société actuelle. C’est ainsi que cela doit être, mais elle en sait tellement plus.
C : Cela apparait au bon moment dans sa mission.
F : Oui.
C : En plus d’aider les humains à comprendre que l’aspect scientifique et spirituel sont liés, a-t-elle d’autres choses d’important à faire ?
F : Tout à fait. Sa mission principale consiste à coordonner les actions nécessaires afin que tout se passe bien et pour protéger la Terre. Elle est ici pour cumuler les expériences directement sur le terrain. Une âme ne ressent pas les choses de la même façon qu’en le vivant de l’intérieur. Il était donc essentiel pour elle de s’incarner pour accompagner et surveiller son équipe de près.
C : Lorsque nous sommes incarnés dans le monde physique, nous pouvons donc comprendre les choses différemment que lorsque nous nous trouvons dans les vaisseaux ? Pendant son sommeil, elle retourne faire ses rapports d’expériences qui aident ceux là-bas à prendre les prochaines décisions ?
F : Exactement. Avant, il nous était plus facile de nous connecter aux membres de notre équipe incarnés, mais maintenant, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de personnes sur la planète. Pour sentir, entendre et être branché à l’énergie de Gaia, il faut donc être ici même. Sa présence lui permet d’expérimenter des émotions que nous ne connaissons pas dans notre monde ainsi que de rester en communication continue. Nous suivons ainsi le pouls des événements et savoir exactement quelle bonne action doit être orientée à quel endroit. Elle permet à notre vaisseau-mère d’être plus efficace et de mieux suivre et transmettre les informations. C’est très important, parce que ce qui se passe ici influence tout le reste de l’Univers.
En mentionnant un vaisseau-mère, ce Guide a révélé qu’il faisait partie, tout comme elle, de ces équipes d’êtres des étoiles qui protègent et soutiennent la Terre dans son ascension. Grand nombre de ces gardiens nous entourent et s’assurent que la planète et l’humanité puissent évoluer au mieux. Ils m’ont souvent mentionné que les événements ne doivent pas se produire trop rapidement, car notre histoire nous a démontré que cela engendrait trop de peurs, ce qui avait tendance à ralentir l’évolution du Tout. Lorsque nous sommes incarnées, nous pouvons faire preuve d’impatience et de précipitation, mais comme ils l’ont si bien mentionné, nous recevons les informations au bon moment et devons permettre aux autres d’ouvrir leur conscience.
C : Dans cette autre vie, elle disait que son but était d’aider les gens pendant le changement de société. Puisque nous sommes en pleine ascension, j’imagine qu’il y a un lien direct.
F : Oui, définitivement. Elle est ici pour la prochaine étape qui s’en vient, pour le grand basculement. Elle voulait y être et ne pouvait pas rester là-haut, même s’ils ont essayé de la décourager de le faire.
C : Son équipe a tenté de la dissuader ?
F : Oui, car certains disaient que c’était trop risqué, mais elle considérait que cela ne faisait pas de sens d’envoyer des êtres en mission sans ne jamais aller les voir sur le terrain. Elle pensait que nous ne pouvons pas rester dans un bureau protégé et penser comprendre ce que les autres vivent. Elle voulait y être pour œuvrer davantage et amasser ces informations afin de mieux diriger les actions. C’est son rôle, alors que d’autres sont plus actifs, comme des petits soldats qui exécutent et mettent les choses en place. Ils se sont portés volontaires pour cela et elle avait besoin d’être près d’eux. Elle sentait qu’ils devaient vivre l’expérience ensemble. Elle voulait que les autres sachent qu’elle vit la même chose qu’eux. Qu’elle transmet des données en connaissance de cause ! Elle croit que cela participe au respect qu’ils lui démontrent. Leurs discussions se font d’égal à égal et sans cet aspect de hiérarchie. Son expérience et ses compétences lui apportent la capacité de diriger, même si elle ne se perçoit pas du tout comme une personne stratégique. Elle les aide à accomplir ce qu’ils doivent faire en leur fournissant les éléments dont ils ont besoin.
C : Elle est très dévouée, volontaire et courageuse.
F : Oui, mais vous ne devez pas non plus oublier que même si parfois le temps vous semble long pendant votre incarnation, ce n’est qu’une fraction de seconde, vue d’en haut.
C : C’est bien vrai. Nous n’en avons souvent pas conscience. Je me demande tout de même s’il y a des moments où elle a regretté un peu sa décision d’être sur le terrain.
F : Oui, oui ! Lorsqu’elle était plus jeune, elle a dû traverser beaucoup de difficulté et elle a presque choisi de revenir (de se suicider), mais finalement, elle a eu le signal à la dernière minute de ce qu’elle devait faire et elle est restée. Sinon, elle serait partie, oui.
C : Est-ce qu’il a encore en elle des traces de ces expériences que nous pourrions purifier maintenant ?
F : Non, car elle a terminé son nettoyage concernant son enfance. Ces obstacles vécus lui servent à présent et il était nécessaire qu’elle passe par ce chemin. Elle était à l’époque très consciente de sa mission et elle devait l’oublier, car il existait un danger qu’elle développe la grosse tête et qu’elle soit arrogante. Cela lui aurait nui, alors elle a donc traversé ces défis pour se débarrasser de certaines idées préconçues. Il ne fallait pas non plus qu’elle tombe dans les avis de sa génération très cartésienne. Là où nous nous en allons, ce n’est pas cela qui doit être. Évidemment, les structures sont importantes, mais il faut vraiment faire davantage confiance à son instinct, son intuition et sa créativité. Ces difficultés lui ont permis de s’y reconnecter et de développer son humilité.
C : Je comprends. Elle souhaitait aussi savoir si vous aviez quelque chose à lui dire à propos de son opération récente au niveau des doigts.
F : Il y a des liens trop serrés qui ne laissent pas passer le mouvement. Elle ne se permet pas d’utiliser son énergie pour guérir. Ses mains doivent servir à autre chose. Elles doivent soigner. Elle doit se brancher davantage à l’énergie de la Terre et être plus en lien avec elle. Elle s’est coupée de cela. Nous ouvrons son canal, mais ce serait une bonne idée qu’elle pratique les soins énergétiques. Il y a tellement d’énergie qui passe dans son corps. Elle canalise l’énergie ciel et terre et l’emmagasine sans la laisser sortir, ce qui a créé des nœuds ainsi que son tunnel carpien. Il faut laisser passer l’énergie.
C : Doit-elle exclusivement la transmettre à d’autres humains, où elle peut aussi la partager à la nature, aux arbres ou au cours d’eau ?
F : Oui, c’est une bonne idée. En ce moment, elle en demande trop à son chien et il ne peut pas tout prendre. Puis, elle n’a pas besoin de se déplacer dans la forêt pour faire cela. Elle peut simplement la visualiser en méditation. Elle a trop gardé l’énergie en elle et elle doit la laisser circuler dorénavant.
C : Pouvez-vous aujourd’hui l’aider à laisser aller tout le surplus afin qu’elle soit de retour au neutre, disons, et qu’elle n’est ensuite qu’à entretenir cela ?
F : Oui, c’est très bien. Nous libérons. Nous ajustons. Nous vidons et réparons ses mains. Nous ouvrons les canaux. Nous ne savons pas pourquoi elle a tout gardé en elle. Il y a tant d’émotions dans l’intestin, le cœur et le bassin. Cela sera plus facile maintenant. Elle doit le faire tous les jours, car elle reçoit tout le temps par son chakra couronne. Si elle ne le fait pas, ça ne fonctionnera pas. Elle s’est ouverte beaucoup au cours des dernières années et tellement d’informations y entrent. Elle en partageait un peu, mais ça ira mieux.
C : Alors, tous les jours, elle doit imaginer qu’elle touche des arbres et qu’elle leur transmet ces énergies ?
F : Oui, oui. C’est nécessaire.
C : Sinon, ses douleurs aux doigts et aux poignets reviendront ?
F : Oui. Cela doit sortir, car c’est trop puissant. Elle s’est déjà branchée, mais elle ne le fait plus. Cela va lui faire du bien. Ici, nous devons faire la guérison à la suite de son opération. Il y a de l’enflure et cela empêche l’énergie de circuler. Voilà, c’est réparé, mais pas entièrement. C’est trop serré et elle ne peut pas atteindre sa pleine capacité. Nous allons terminer tout cela pendant son sommeil au cours de la semaine.
Lorsque nous sommes dans cet état de transe et en communication avec nos guides spirituels, il est possible de se rétablir d’une façon qui me semble magique. Notre corps humain n’est pas conçu pour être dans cet état. Ce sont nos émotions ou nos modes de vie qui déclenchent des maladies et des maux. Lorsque notre cœur refuse de s’exprimer, notre âme prend un autre chemin pour se faire entendre. Il existe néanmoins des conditions et des limites à cela. Pour guérir, que ce soit fait de façon graduelle ou miraculeuse, la personne doit avoir libéré la charge émotionnelle après l’avoir accueilli, observée et comprise. Elle doit vouloir passer à une prochaine étape de sa vie et, comme dans le cas présent, s’accomplir des exercices qui permettront une libération à long terme. Un guide m’a déjà dit que notre enveloppe charnelle devait être digne de notre mission. Ainsi, selon ce que nous sommes venus vivre et expérimenter, il est parfois possible d’alléger considérablement, voire totalement les douleurs. Cela ne leur prend souvent qu’un très court instant pendant une séance, me rappelant chaque fois comme nos croyances sont bien plus limitées que ce que nos corps savent réellement faire.
C : Avez-vous d’autres conseils pour elle au sujet des énergies qu’elles canalisent ?
F : Elle ne doit pas essayer de tout analyser comme elle le fait parfois. Son véhicule terrestre est trop petit pour ce qu’elle a à faire, mais dans son subconscient, cela va au bon endroit. Elle peut continuer à dessiner, car c’est une sorte de vulgarisation, mais elle ne doit plus essayer de comprendre.
C : Merci beaucoup pour votre accompagnement aujourd’hui. Avez-vous un message de départ pour elle ?
F : Tu as tout compris et tu fais ce qu’il faut. Ne te pose pas de questions et ne cherche pas à analyser. Ton corps est simplement un véhicule. Tous les collaborateurs qui sont mis sur ta route te ramènent à ton chemin. Vous vous étiez entendu pour vous croiser en cours d’incarnation pour vous confirmer que vous êtes à la bonne place. Tu recevras encore des synchronicités pour rassurer ton mental et savoir qu’il n’y a pas de soucis.
À ce stade-ci de la séance, je me doutais que certaines informations de cette séance résonneraient chez les autres et qu’il pourrait être important que je la partage dans un livre. J’ai demandé l’avis du Guide qui me l’a confirmé et qui a souhaité terminer notre communication en livrant un message aux futurs lecteurs.
F : Vous changez d’époque et des menaces vous font peur. Parfois, certaines alliances ou concessions que vous devez faire vous inquiètent, car vous ne les maitrisez pas. Sachez qu’elles sont pour le bien de tous et que si vous vous donnez la chance, vous serez capable de travailler ensemble. Ceci est une partie importante à savoir. Des humains sont habitués à se fier beaucoup à l’argent et veulent vivre la compétition. Ils pensent que cela est nécessaire pour assurer leur sécurité. C’était ainsi avant, mais ce ne l’est plus. Ils sont leur pire ennemi. Cette partie de la population résiste, mais ce n’est plus qu’une question de temps. Nous vous guidons, mais certains sont anxieux et se sentent bousculer dans leurs anciennes habitudes. Il y a en a toujours qui ne veulent pas changer, mais ils feront les bons choix. Nous sommes en chemin pour régler cela. De plus en plus de personnes prennent les bonnes décisions. Vous n’êtes pas seuls et vous avez toute une équipe qui surveille ce qui se passe autour. Nous sommes en lien constant, mais ce n’est pas notre moment pour nous montrer. Cela viendra, mais pour l’instant vous pouvez savoir qu’il ne peut rien vous arriver de mal. Nous ne laisserons pas cela arriver. Si jamais nous approchions d’une catastrophe, comme un danger nucléaire, par exemple, cette possibilité serait éliminée avant même de se produire. Cela n’arrive pas, nous vous le disons. Nous sommes beaucoup trop avancés dans ce nouveau paradigme pour permettre que ces choses se produisent. La Terre vivra certains ajustements, mais pas de grands cataclysmes. Oui, il y aura des difficultés, mais pas dans l’ampleur ou cela a déjà été fait par le passé. Cela se passera en douceur. Nous nous assurons que les choses changent tranquillement, car par le passé, nous avons constaté que d’avoir voulu faire de trop gros pas a causé des dommages. Alors maintenant, nous y allons plutôt à petites doses et cela donne de meilleurs résultats. Vous devez donc être patient, mais c’est pour le mieux. Vous vivez un changement de paradigme. Vous êtes nombreux à avoir des valeurs de respect, de paix et d’échanges. L’argent sera beaucoup moins important que l’entraide et le partage d’informations. La collaboration passera avant la compétitivité. Il y aura beaucoup plus de douceur et de bienveillance. C’est cela qui s’en vient.
J’ai adoré cette séance qui souligne bien que nous vivons à une époque importante sur Terre. Nous sommes venus pour ce grand moment et si nous avons traversé des périodes douloureuses, c’était fort probablement nécessaire pour notre propre évolution, comme cela a été le cas pour ma cliente. Comprendre le cadeau derrière la souffrance est une véritable bénédiction. Je suis toujours triste d’entendre les histoires de ces âmes si lumineuses qui sont venues aider pour l’ascension et qui se sont retrouvées coincées dans leur malheur intérieur. Plusieurs vivent de la dépression sans comprendre d’où elle provient réellement. De nombreuses fois, on m’a dit s’ennuyer de la maison et des mondes de lumière. Je crois qu’il est sage de se souvenir que tout à un sens et que nos guides sont toujours là pour nous accompagner. Ils ont un regard bien plus élevé que le nôtre et même si parfois nous pouvons avoir l’impression qu’ils nous dirigent droit dans un cul-de-sac, ils connaissent très bien le chemin vers la sortie de ce labyrinthe de la vie. Mieux vaut avoir la foi et suivre leurs indications.

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