Une vie à la guerre
- Caroline

- 19 mai
- 9 min de lecture
Lorsque cette femme psychologue a débuté sa séance d’hypnose, elle s’est d’abord vue dans un charmant lieu en nature. Puis, elle a traversé un portail rouge qui l’a mené sur un champ de bataille en pleine deuxième guerre mondiale. Elle a décrit la scène de combat un peu comme si elle flottait au-dessus de celle-ci. Plusieurs personnes visitent leurs vies antérieures en se retrouvant à l’intérieur du corps et en percevant les choses par leurs yeux. D’autres, comme cette cliente, préfèrent conserver un statut de spectateur, comme s’ils regardaient une scène de film. Ce point de vue extérieur permet de ne pas être trop émotivement impliquée, ce qui s’avère parfois bien utile.
J’ai mené de nombreuses explorations dans des scènes de guerre, certaines très connues et d’autres se déroulant dans des tribus indigènes vivant en retrait de la civilisation. J’ai pu constater que les périodes de chaos qui s’en découlent permettent aux âmes d’apprendre des leçons bien diverses. Certaines étaient des déserteurs qui doivent aujourd’hui purifier ces mémoires afin de trouver le courage d’accomplir leur destinée. D’autres encore ont été obligées de joindre les rangs et sont mortes en ancrant en eux la fausse croyance de n’avoir aucun contrôle sur leur vie, se réincarnant donc dans un rôle de victime. Des personnes ont vécu des trahisons poignantes ou alors, elles ont choisi de vivre la guerre pour apprendre la maîtrise émotionnelle et le courage.
Dans mon cas, j’ai choisi de m’incarner dans l’époque de la guerre en voyant mon mari quitter au front, me laissant seule avec nos trois jeunes enfants. Cette situation me permit de développer la force et la capacité de me construire moi-même. J’ai pu comprendre que je n’avais pas à dépendre d’un homme pour assurer la sécurité et le bien-être de ma famille. De plus, j’ai découvert ma résilience même en périodes difficiles et j’appris à rester calme au milieu de la tempête. Dans mon quartier, j’inspirai de nombreuses femmes à en faire autant et à ne pas se laisser abattre par les mauvaises nouvelles des temps sombres. Évidemment, cette vie n’a pas été une partie de plaisir, mais elle m’a apporté des qualités essentielles aujourd’hui.
J’ai choisi d’intégrer cette séance particulière à ce blog puisqu’elle renferme des éléments qui m’ont semblé très intéressants à partager. En entrant dans cette scène de violence, j’ai d’abord cru que nous allions traverser une heure émotionnellement pénible, mais elle s’est étonnamment avérée plutôt amusante. Comme quoi, lorsque nous adoptons un point de vue différent, nous pouvons être surpris des choix d’une âme.
Femme : Je suis cet homme qui fait la Deuxième Guerre mondiale. Je me sens hyper stressé et j’ai mal au cœur. Beaucoup de mes coéquipiers sont morts. Ils étaient comme des frères pour moi. Du coup, je suis aussi très, très triste.
Caroline : Pour quelles raisons t’es-tu enrôlé ?
F : Je l’ai vraiment fait pour la patrie. Je pensais que j’allais être un héros, un sauveur. Là, je me rends compte que je sers une cause qui est complètement… en fait, je vis une colère folle ! Je me dis que tout ça, c’est n’importe quoi !
C : Tu croyais que les raisons de faire la guerre étaient bonnes, mais finalement, tu en doutes ?
F : Oui. Je réalise même que c’est totalement un merdier ! Je suis dégoûté. Je suis en colère. Je suis triste et je suis stressé parce que je crains aussi de mourir.
Visiblement, cet homme était envahi d’émotions diverses et légitimes, que ma cliente ressentait. Elle me décrivit la scène de combat et les véhicules qui s’y trouvaient, puis je l’ai fait avancer dans le temps pour connaître la suite de son sort. J’étais préparée à vivre une scène dramatique, mais elle m’a surprise en éclatant d’un grand rire. Tous les sentiments bien lourds ont disparu en un instant et son visage s’est illuminé. J’étais bien ébahie par sa réaction et je l’ai interrogée, curieuse de savoir ce qui s’était passé.
F : J’ai trouvé une solution pour sortir de la guerre, parce que je n’en peux plus ! Je ne peux plus continuer comme ça. Je suis tellement en colère et si triste. Je n’y crois plus et je n’ai plus la foi en ce combat. Je dois partir, alors je fais semblant d’être complètement fou, d’avoir une maladie mentale.
C : Oh ! De quelles façons réussis-tu cela ?
F : Concrètement, je joue le paranoïaque psychotique qui a des hallucinations. Ce serait presque un risque de me laisser ici, car je pourrais même me retourner contre mes coéquipiers. J’ai tellement l’air en train de devenir parano, que je pourrais tuer toutes les personnes de mon camp.
C : Es-tu parano ou c’est réellement un rôle que tu joues ?
F : C’est vraiment un rôle pour avoir une porte de sortie et pour regagner le contrôle de ma vie. Je sentais que je n’en avais plus, alors j’ai décidé de faire semblant d’être fou pour quitter la guerre.
C : J’imagine que cela doit fonctionner. C’est effrayant quelqu’un de paranoïaque comme ça.
F : Oui. Je suis maintenant dans un avion et je rentre aux États-Unis.
C : Comment te sens-tu ?
F : Ça va mieux. Je ressens moins ces sensations et ce stress. J’ai hâte aussi de retrouver ma femme et mes enfants. Puis, d’un côté, j’ai un petit sourire dans le cœur.
C : Tu es fier de toi ?
F : Oui et je me dis que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, parce que ça ne rimait plus à rien pour moi.
C : Qu’est-ce qui se passe donc ensuite ?
F : Je rentre chez-moi avec ma famille. Je pense que je réside en Floride. Je suis maintenant super bien et j’ai mon chien ici.
C : Je me demande si tu es suivi par l’armée et que tu te retrouves obligé à jouer encore le paranoïaque pour conserver ta couverture.
F : Pour l’instant, je vis ma petite vie tranquille, parce que tout le monde est trop occupé avec la guerre. Du coup, on se fiche de moi. Je suis bien et tranquille pour l’instant.
C : D’accord. Avançons dans le temps pour voir comment les choses vont se dérouler.
F : Okay. Alors la guerre est maintenant terminée et je dois aller voir un psychiatre. Il me dit que j’ai dû faire une psychose de guerre à la suite des traumatismes. Il me demande si je vais mieux et je lui dis que oui, mais que je ne veux plus du tout être dans l’armée parce que ça m’a quand même vraiment perturbé. Il est bien d’accord et je peux donc officiellement y mettre un terme.
C : Même si tu vas mieux, y a-t-il tout de même un risque selon ton psychiatre que tu refasses une paranoïa comme ça ?
F : Oui, voilà !
C : Donc tu t’en sors bien. Comment te sens-tu ?
F : Je suis heureux. Je passe du temps tranquille avec ma famille et mes enfants. Je profite de la vie. J’ai un bateau et je me sens bien.
C : Je te propose que nous allions voir ensemble le dernier jour de ta vie.
Il est parfois très intéressant d’explorer la toute fin d’une incarnation, puisqu’elle nous transmet de nombreux renseignements. Parfois, la façon dont la personne est morte explique des peurs ou des maux physiques du présent. La crainte du feu, par exemple, peut être une conséquence d’un incendie mortel. Des douleurs récurrentes au cou peuvent être le souvenir d’une pendaison. Dans ce cas présent, je voulais savoir de quelle façon cet homme avait traversé le reste de sa vie. Je me demandais surtout s’il avait développé une culpabilité tardive ou le sentiment d’avoir manqué à son devoir. Si c’était le cas, je le découvrirais juste avant son dernier souffle.
F : Okay. Donc je suis maintenant tout vieux et je suis à l’hôpital. Je suis entouré de ma femme et de mes deux enfants qui sont maintenant adultes. Il y a même un bébé, mon petit-fils. Tout le monde sait que je vais mourir, alors nous nous sommes dit plein de mots d’amour. Je suis super heureux et je m’éteins tranquillement après que les infirmières ont mis un truc sur ma bouche, comme de la morphine. Puis, je sors de mon corps et je vois de l’extérieur. Mon âme part vers le ciel. Je ne reste pas ici, car je suis bien et j’ai confiance. Je monte très haut et je comprends que la mort, ce n’est qu’un passage. Dans les mondes astraux, on me montre plein de trucs et mon âme comprend tellement de choses. Je me sens bien. Je vais aussi visiter des gens qui sont importants pour moi dans l’au-delà. Je voyage beaucoup dans les dimensions et après, j’ai l’impression que pas mal de temps s’est écoulé, je vois que je me transforme en bébé.
Cette femme a résumé d’une traite le chemin de l’âme après la mort. Certains quittent le plan terrestre dans les regrets et la souffrance. Pour d’autres, cela ressemble plutôt à un jour de fête, un retour à la maison. L’âme est accueillie dans l’au-delà par des âmes aimantes et bienveillantes. Elle profite de ce moment de repos pour apprendre des leçons, comprendre ce qu’elle n’a pas saisi au cours de son incarnation et voyager comme elle en a envie. Puis, à un certain moment, elle ressent l’appel de revenir sur Terre pour sa nouvelle vie. Accompagnée par ses guides spirituels, l’âme choisira avec soin tous les détails et les défis qu’elle souhaite y vivre.
C : Tu te prépares maintenant à te réincarner ?
F : Oui, dans ma vie présente, en fait. Je suis un petit bébé dans le ventre de ma mère.
C : Comment te sens-tu ?
F : Je me sens bien, mais je sais que ça ne sera pas facile. J’ai choisi ma famille et cela comporte des défis, mais j’ai confiance que ça va bien se passer. Je vais apprendre plein de choses au cours de cette vie. Je ressens déjà un peu le stress de ma mère dans son ventre, mais je suis dans l’acceptation.
Bien que l’âme ne passe pas tout son temps dans son corps physique pendant la grossesse, elle vient y séjourner pour s’habituer aux énergies de la Terre. Dans ces moments, elle perçoit bien les émotions autour d’elle, comme souligné ici. Autrement, elle se retrouve dans les mondes de l’au-delà pour se préparer au mieux. Puisque je ne désirais pas visiter l’incarnation actuelle de ma cliente, je lui ai fait quitter cette scène pour nous rendre dans le lieu intemporel de lumière afin d’interroger ses Guides spirituels.
C : J’aimerais savoir pour quelles raisons a-t-on choisi de te donner accès à cette vie plutôt qu’une autre aujourd’hui.
F : Cela explique surtout pourquoi j’étais hyper stressée pendant toute mon enfance. Je pensais que c’était dû aux traumatismes de ma vie présente et bien qu’il y ait un peu de ça, ce sont principalement ces mémoires de guerre qui ont créé mon anxiété si intense. C’est aussi une confirmation de ce que je savais déjà. Quand j’étais jeune, je voulais être militaire et j’aurais pu prendre ce chemin à nouveau. Je comprends qu’en fait, ce n’est pas la même vie et ce ne sont plus les mêmes apprentissages qui sont importants. J’ai failli reprendre la voie de la guerre, mais je l’ai déjà fait une fois. Je réalise que j’aurais pu recommencer mon incarnation et qu’au final, je devais sortir complètement de ça. Ils me disent que c’est très bien. C’est une bonne chose que j’ai choisi une autre profession.
C : Dans ton présent, tu ne devais pas reprendre le même chemin par habitude, si je peux dire ?
F : Voilà ! Ils m’ont aussi montré cette vie pour amplifier ma foi en la réincarnation. Ils savent que maintenant je ne crains plus la mort. Ils me disent que c’est une grande force de ne plus en avoir peur et que ça va vraiment m’aider dans mon quotidien.
C : Je me demande si le fait que tu as joué le fou dans cette incarnation à la guerre a influencé ton choix de travailler avec les gens qui ont certaines problématiques mentales.
F : Oui, tout à fait. Puis cela explique aussi mon intérêt pour la criminologie. Depuis que je suis adolescente, je regarde plein de documentaires sur les crimes. Ma passion était teintée par cette ancienne vie. Je voulais comprendre comment nous pouvons en arriver à assassiner des gens. C’était inenvisageable pour moi et je voulais y trouver un sens. Je sais maintenant que nous pouvons vouloir tuer des gens par amour de la patrie. Sans s’en rendre compte, finalement.
C : En ce moment, une guerre vient d’éclater en Ukraine sur Terre. Comment ton âme réagit-elle en voyant que des nations peuvent encore se détruire comme ça ?
F : Je me dis que ce sont des personnes qui sont en souffrance à l’intérieur d’eux-mêmes. En méditant, il faut donc leur envoyer de la lumière pour que leur conscience s’éveille et qu’ils comprennent que cela ne fait aucun sens. Ce n’est que dans l’amour que nous pouvons réaliser que nous ne désirons plus faire partie de ce merdier. Lorsque nous sommes heureux, nous n’avons pas envie de tuer des gens.
Cette séance nous apporte une belle leçon et une solution pour tous ceux qui ressentent l’appel d’aider les autres à cesser la violence. Le partage d’amour pendant une méditation a un pouvoir très puissant et il est tout à fait juste de propager notre lumière autour de nous pour aider les autres à ouvrir leur conscience et leur cœur. Plusieurs de mes clients se sont décrits en volant dans l’atmosphère et en transmettant leurs énergies pures sur notre planète. Très souvent, ils y sont accompagnés de nombreuses âmes et chaque fois, ils affichent un visage comblé de joie à leur retour d’hypnose.
J’ai remarqué qu’il arrive souvent que des personnes souhaitent aider les autres sans savoir par où commencer. Leurs guides spirituels leur expliquent alors que chacun de nous a la possibilité d’amener la paix sur Terre, simplement par la méditation lumineuse quotidienne. Aussi, comme tous les changements débutent à l’intérieur de nous-mêmes, l’hypnose spirituelle nous permet de modifier rapidement notre vie et de diffuser nos prises de conscience sur notre entourage qui, à son tour, entame la voie du retour.

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