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La prêtresse de l’Art

Je suis passionnée des civilisations disparues et de tous les incroyables temples qui s’y trouvaient. Lorsqu’une de mes clientes visite une incarnation dans ces lieux, ce voyage est un véritable plaisir pour moi. J’ai le souvenir d’avoir marché dans bon nombre d’entre eux et chaque fois que j’ai la chance de les revoir en hypnose spirituelle, je ressens un doux retour à la maison. Cet extrait ci-dessous est l’une de ces belles expériences que j’ai partagées avec une cliente qui crée de l’art spirituel et souhaitait découvrir une vie où elle avait expérimenté le même type de talent. Dès qu’elle a été en transe, elle m’a décrit une porte de couleur sable quelle avait bien hâte de traverser.

 

Femme : Je l’ouvre et je me retrouve dans un long couloir plutôt sombre. Je vois des dessins primitifs de chevaux et de chasseurs sur le mur. Au bout, il y a une grande pièce avec un autel doré. Je suis dans un temple.


Caroline : Parle-moi un peu de toi.


F : Je suis une prêtresse d’Égypte vêtue d’une longue robe aux mouvements très fluides. Elle est blanche, bleue et dorée. Je porte aussi des bijoux d’or. Je me sens en paix.


C : Que fais-tu ici ?


F : Je viens préparer une cérémonie qui servira à accueillir une nouvelle prêtresse dans notre temple. Je mélange des épices avec de l’eau dans un contenant et la mixture devient rougeâtre. J’ai aussi amené un livre contenant des prières et des chants que je dépose sur l’autel.


C : Ce doit être un grand moment. Je te propose que nous avancions un peu dans le temps pour l’observer ensemble.


F : D’accord. Nous sommes donc quatre femmes et l’initiée est debout devant l’autel. Nous lui appliquons des huiles et une pâte rougeâtre.


C : Sa fonction est-elle esthétique ou elle a aussi des vertus énergétiques ?


F : Elle permet de se connecter à la Terre.


C : Je vois. Que faites-vous ensuite ?


F : Nous sortons à l’extérieur du temple et nous nous dirigeons vers un bassin d’eau construit tout près. C’est la pleine lune ce soir et c’est très important pour mener ce rituel. L’eau purifie l’initiée. De nombreuses personnes viennent ensuite l’observer et l’accueillir. Des guerriers tiennent des flambeaux de feu qui nous illuminent dans la nuit. Nous sommes tous fiers.


C : Pourquoi cela ?


F : Parce qu’elle fait dorénavant partie de notre communauté et qu’elle aura un rôle important à jouer. Maintenant, elle sort de l’eau et nous l’habillons avec des tissus de prêtresse. Puis, nous lui préparons son espace personnel à l’intérieur de notre maison située tout près.


C : Combien êtes-vous de prêtresses à y vivre ?


F : Six en comptant la nouvelle.


C : Vous œuvrez toutes ensemble dans ce temple ?


F : Oui, mais parfois nous voyageons dans d’autres villes avoisinantes lorsque certaines personnes viennent nous en faire la demande.


C : J’aimerais que nous allions voir une journée typique pour découvrir ce que tu fais au quotidien.


F : Alors, j’accueille d’abord les visiteurs dans notre lieu et je leur apporte à manger. Il y a beaucoup d’eau ici, car elle nous est très utile pour les guérisons. Nous fabriquons aussi des bijoux d’or et de cristaux que nous leur offrons. Ce sont des talismans et ils ont des pouvoirs particuliers. Je fais tout cela.


C : Ces personnes assistent-elles à des rituels ?


F : Je leur partage plutôt un soin énergétique, une âme à la fois et non pas en groupe.


C : Ceux qui viennent à votre rencontre, le font-ils fréquemment ou c’est plutôt le type d’expérience qu’ils peuvent se permettre qu’une fois dans leur vie ?


F : C’est différent pour chacun et leur voyage vers notre temple est un pèlerinage spirituel qui leur permet de se guérir ou de s’éveiller.


C : Y a-t-il autre chose que les prêtresses créent ?


F : Oui, les dessins sur les murs, comme celui que j’ai vu plus tôt dans le couloir. Je vois une peinture faite par une prêtresse plus ancienne que moi. C’est une représentation de la déesse Isis avec ses grandes ailes. Cet art apporte de la puissance et de la dévotion. Le guerrier à cheval, c’est moi qui l’ai fait lorsque j’étais plus jeune.


C : Pourquoi avais-tu choisi de peindre cela ?


F : Il représente mon père qui aimait tellement les chevaux. Il m’a appris à les dresser et j’adorais faire cela avec lui. Cet art apporte de la force et de la fierté au temple.

 

Sa voix qui était gaie depuis le début de sa séance, est soudainement devenue mélancolique, ce qui m’indiquait que nous venions de toucher à quelque chose d’important. Lorsque je lui ai demandé ce qui la rendait émotive, son âme a d’elle-même reculé dans le temps, jusqu’à l’époque de ses six ans. Elle a commencé à pleurer doucement.

 

F : Je suis triste et fière, car mon père doit partir à la guerre pour nous défendre et je vais le perdre. Je vais rester avec mes tantes, car ma mère est décédée quand j’étais bébé.


C : Est-il possible qu’il revienne ?


F : Non, il ne reviendra pas. C’est ainsi et c’est mon initiation pour devenir ensuite une prêtresse. C’est comme cela.


C : Du haut de tes six ans, tu comprends déjà qu’il s’agit d’une épreuve initiatique ?


F : Oui.


C : Ton défi est de surmonter cette tristesse ?


F : Oui et de la voir comme un flow de la vie. C’est un plongeon pour devenir qui je serai.


C : Je t’admire beaucoup, car même si tu as conscience du sens, c’est tout un défi. Y a-t-il une part de toi qui a envie d’abandonner ton chemin pour devenir prêtresse ?


F : Non, car l’appel est plus grand que tout le reste ! Puis, j’ai aussi mes tantes qui sont avec moi et me supporte.


C : Que fais-tu pour traverser ton chagrin ?


F : Je m’occupe de ceux qui ont besoin dans notre communauté. Je les aide et je leur apporte à manger.

 

Je me suis bien retenue de mon envie de mentionner qu’à mon avis, c’était elle, l’orpheline, qui devrait avoir besoin. Sa force intérieure m’épatait et m’inspirait. Dans notre réalité et par l’oubli, nous avons tendance à nous victimiser ou à plaindre les difficultés qui se présentent. Cette jeune fille était consciente qu’il s’agissait d’une initiation à traverser et que la meilleure façon d’y parvenir était de choisir l’amour ainsi que la bienveillance. Curieuse de la découvrir davantage, j’ai poursuivi mes questions. Puisque cette femme est une artiste peintre dans sa vie présente, j’ai eu envie de pousser mes recherches dans cette direction.

 

C : Par la suite, vivras-tu d’autres initiations ?


F : Plusieurs, oui.


C : Jusqu’au jour où tu seras purifiée dans ce bassin d’eau à la pleine lune pour être pleinement reconnue ?


F : Oui, à mes douze ans.


C : Cela me semble plutôt jeune. Commences-tu déjà à œuvrer dans le temple ?


F : Oui. L’autre femme que nous avons vue était plus vieille, mais moi j’ai été choisi à cet âge-là. J’ai un grand sens du service.


C : Dans ce temple, reçois-tu des enseignements concernant l’art énergétique ?


F : Le forgeron me partage des informations sur la puissance du feu, la transmutation et les éléments dans la conception de nos bijoux. Ma grand-mère m’apprend aussi la peinture ; comment travailler les pâtes et les couleurs, quelle quantité d’eau utilisée ou le choix du pinceau ?


C : Ce sont des apprentissages plutôt théoriques ou spirituels ?


F : C’est un mélange des deux, parce qu’ils se marient ensemble. L’énergie passe par ma tête, puis dans tout mon corps. Mes mains ne sont que le prolongement. La façon dont je bouge et que j’applique la peinture est aussi importante. C’est comme si mes mains dansent et c’est là que je vois l’énergie de la Source passer au travers.


C : As-tu un rituel de connexion avant de créer ?


F : Bien sûr. J’allume des chandelles et je m’assois pour prendre une tisane et réciter des prières. Puis, je danse et je me relie à ce que je veux représenter, comme l’âme de mon père, par exemple.


C : C’est tout cela qui rend ton art si puissant.


F : Oui et même si mon sentiment est triste, c’est très fort.


C : Je me demande si une création faite dans un état de grande mélancolie peut transmettre des énergies négatives à ceux qui la regardent ?


F : Elle transmet cette émotion qui n’est pas nécessairement mauvaise. Tout fait partie de la vie. Tant que nous créons en communion avec la Source, cela est pur.


C : Fais-tu le même type de rituel avant de créer des bijoux ?


F : Un peu et je vois aussi que j’utilise de grandes plantes à l’extérieur, dans notre oasis. Nous allons y chercher de l’eau, car elle est très énergisée par la lune.


C : Tu sembles vraiment aimer faire de l’art spirituel.


F : Absolument et j’ai une vie de service. Je n’ai pas de mari ou d’enfants, car ce n’est pas ça l’important pour moi. Je me centre sur la communauté et les personnes que je rencontre tous les jours. Au fond, ce sont un peu eux, mes amoureux. (rire)


C : Ressens-tu un manque dans ta vie ?


F : Non, car cela me semble si naturel.

 

J’avais maintenant tous les éléments importants de cette vie pour observer les liens dans son présent. Je l’ai donc guidée vers le lieu intemporel de lumière afin de rencontrer ses guides spirituels.

 

C : J’aimerais que tu leur demandes pour quelles raisons ont-ils choisi de te montrer cette incarnation plutôt qu’une autre aujourd’hui.


F : Je ressens tellement de joie et je ne peux que sourire ! C’est parce que je suis venue à nouveau faire cela et ça va me permettre de comprendre davantage la perception de mon art afin de mieux la refléter aux autres ensuite.


C : Que dois-tu savoir exactement ?


F : Que ce n’est pas réellement moi, mais l’énergie de la Source qui me traverse !


C : C’est ce qui rend tes créations si puissantes. Dans cette vie en Égypte, tu avais un rituel qui te permettait de t’y connecter dans la pureté. Serait-il approprié que tu ramènes certaines de ces pratiques dans ton présent ?


F : Bien sûr. Je le fais déjà un peu, mais je dois l’accomplir plus en conscience.


C : Tu dois demander à la Source de passer à travers toi ?


F : Ce n’est pas vraiment une demande, mais un mouvement interne qui me branche. Pour cela, je dois être détendue et réceptive, mais au fond, elle est toujours en nous. Mes guides me disent aussi de faire plus souvent de l’eau de lune pour la consommer et peindre. Puis, de méditer fréquemment pour recevoir mes réponses.


C : Tu créais aussi des bijoux dans cette vie. Serait-il intéressant que tu en fasses à nouveau ?


F : Avec toute la dorure que j’utilise, en fait, mes toiles sont déjà des bijoux !


C : C’est une belle façon de les porter. (rire) J’aimerais savoir en quelle année environ as-tu vécu.


F : Avant Jésus-Christ.


C : Y a-t-il des personnes qui étaient avec toi dans ce temple et qui sont aujourd’hui réincarnées ?


F : Mon père guerrier est mon papy décédé dans ma vie présente.


C : Reste-t-il encore des émotions à transmuter en ton âme face à ses départs ?


F : Oui, un peu. Je dois lui pardonner et le laisser aller.


C : Te sens-tu prête à faire cela ?


F : Eh bien, je ne suis pas certaine.

 

Même si notre mental et notre égo veulent se libérer de certaines blessures émotionnelles, elles sont parfois trop profondes et nous n’arrivons pas à lâcher prise. Néanmoins, lors d’une séance d’hypnose spirituelle, la personne se trouve dans un autre état qui facilite grandement la résolution de blocages. J’ai en poche une multitude d’astuces pour les amener à avoir envie d’eux-mêmes de passer à autre chose, car je crois que cela est ainsi bien plus bénéfique. Dans ce cas, mon intuition m’a amené à inviter cette autre âme à nous rejoindre. Nos défunts sont généralement disponibles et très disposés à nous aider. Ainsi, son papy est venu à notre rencontre et ces retrouvailles ont évidemment rendu ma cliente émotive. Je leur ai proposé de prendre d’abord un moment pour se retrouver et le guide spirituel leur a offert un merveilleux soin énergétique en connexion avec leurs deux cœurs.

 

F : C’est amusant, parce que mon papy était avant-gardiste et il a fait du yoga pendant une période de sa vie. Il veut me dire qu’il est avec moi et que ce n’est pas un hasard s’il y a quelques jours j’ai eu cette vision pendant un soin sonore ou j’apprenais à marcher sur la plage. Quand je l’ai raconté à ma mère, elle m’a confirmé que cela s’était passé ainsi lorsque j’avais douze mois. C’est lui qui m’a ramené ce souvenir de mon enfance auquel il a assisté. Il voulait que je me souvienne de toute la fierté et l’amour qu’il a toujours eu pour moi. Il me dit aussi que si ma fille de deux ans est autant passionnée des chevaux, c’est qu’elle est liée à notre histoire en Égypte.

 

Après un doux moment d’amour énergétique, elle a senti le pardon s’inscrire en elle et l’âme de son papy est retournée de là où il venait. J’ai poursuivi la séance en posant les questions qu’elle m’avait mentionné vouloir éclaircir.

 

C : Tes guides ont-ils des conseils pour toi concernant ta vision de l’argent ?


F : Ils me disent que mes difficultés viennent de cette expérience où, en tant que prêtresse dans un temple, je n’avais pas besoin d’y penser. J’étais toujours supportée et je dois me rappeler qu’en réalité, c’est la même chose ici. C’est simplement que je ne le vois pas.


C : Que peux-tu faire lorsque tu sens les doutes t’envahir ?


F : Méditer pour revenir à cette abondance et cette ouverture intérieure.


C : Tu vis aussi des blocages et des limitations concernant la manière de faire grandir ton entreprise. Ont-ils des informations pour toi à ce sujet ?


F : Que ça n’a aucune importance ! (Rire) Tout suit son chemin et je dois seulement être au service, connectée à l’abondance.

 

 
 
 

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