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L’enseignante Lémurienne

Avant l’Atlantide, il a aussi existé la civilisation de la Lémurie. Les humains y vivaient davantage en connexion avec la Terre et les premières chamanes s’y incarnèrent. Pendant longtemps, le peuple y vécut en harmonie, mais cela ne perdura pas. Les discordes se succédèrent, causant le chaos jusqu’à la destruction complète. Mon rôle consiste à retrouver par l’hypnose spirituelle, ces morceaux de l’histoire complètement oubliée afin que nous puissions nous en inspirer pour faire autrement cette fois-ci.

 

Femme : Je suis sous l’eau et je vois des ruines. Ce sont celles de la Lémurie qui a sombré dans l’océan, près de l’archipel d’Hawaï. Je suis dans notre temps présent, en fait. On me montre cela, car c’est important que nous sachions que c’est toujours là.


Caroline : Est-ce que les humains pourraient les retrouver ?


F : Non, car elles ne seraient pas visibles pour leurs yeux. Ils effectueront des recherches et percevront certaines choses, mais elles seront peu significatives, car ils n’auront pas atteint les bonnes vibrations et dimensions.


C : Nous pouvons toutefois les voir spirituellement, comme tu le fais maintenant.


F : Oui et ressentir toute la sagesse et la connaissance qui se trouve ici. C’est d’ailleurs pour ça que je suis là. Nous devons nous y connecter pour ramener cela avec nous. C’est comme si nous remplissions des valises avant de repartir. Ils disent que c’est pour cela que tu te sens étourdi en ce moment. (Rire)


C : D’accord, oui, car je me demandais ce qui se passait exactement.


F : Ils ont espoir que tu pourras réactiver et utiliser ce savoir, mais ton rôle consiste surtout à le partager.


C : Je ferai de mon mieux pour cela.

  

Nous avons pris un petit moment afin que j’intègre tout ce qu’ils me partageaient, car je n’arrivais pas à bien formuler mes questions. Lorsque j’ai pu mieux me recentrer, les Guides lui ont proposé de remonter le temps jusqu’à cette période de l’histoire Lémurienne afin de mieux saisir pourquoi cette connaissance a disparu en même temps que la civilisation. J’étais fébrile et je me sentais particulièrement privilégiée d’assister ainsi à notre histoire.

 

F : Je suis une femme dans la mi-trentaine d’âges. Je vis en Lémurie, ce qui représente plusieurs petits villages sur le même continent. Nous vivons en communion avec la nature, dans une grande liberté. Nous sommes des êtres unis, spirituels, intuitifs et connectés à ce qui nous entoure.


C : D’accord et que fais-tu en ce moment ?


F : Je lis des livres. J’étudie, car je suis en processus pour devenir une enseignante. Il s’agit d’un très long parcours qui durera de dix à quinze ans.


C : As-tu un mentor pour te transmettre des connaissances ?


F : Il y a un chef assez âgé qui s’occupe de me superviser.


C : Qu’est-ce qui t’a donné envie de te diriger dans cette voie ?


F : C’est un choix du peuple, bien qu’il ne soit pas imposé et que j’en avais envie. J’ai été élue pour ce rôle et ces responsabilités.


C : Je vois. Qu’apprends-tu alors ces temps-ci ?


F : Des théories à propos des sources de pouvoirs, comme les cristaux et les propriétés de la nature. Je découvre aussi des méthodes de guérison et mon mentor me partage l’histoire de la Lémurie.


C : T’a-t-il mentionné quelque chose à propos d’être venus des étoiles ?


F : Un peu, mais je n’en sais presque rien. Cela est assez vieux.


C : Je me demande si tu as des objets ou des signes distinctifs qui te différencient des autres.


F : Je porte un collier unique serti d’une pierre verte qui me permet de régénérer mon corps. Je pourrai ainsi vivre et transmettre plus longtemps.


C : Serait-il possible que quelqu’un souhaite se l’approprier pour retarder l’heure de sa mort, par exemple ?


F : Oh non ! Ça ne lui serait pas utile, car ce bijou est lié exclusivement à moi et mon ADN. Il ne lui apporterait rien du tout.


C : C’est très intéressant. Avançons maintenant ensemble vers le prochain moment important de ta vie.


F : Okay. Alors, j’ai dans les cinquante ans et j’enseigne à présent. J’aime beaucoup cela et je me sens très accomplie.


C : Combien d’enfants y a-t-il dans ton groupe ?


F : Sept ou huit. Nous sommes installés à l’extérieur, sous des toiles suspendues. Nous allons aussi près de l’eau pour être en contact avec cet élément.


C : Cela semble une belle école.


F : Oui, très mignonne.


C : Que se passe-t-il aujourd’hui ?


F : Nous venons d’élire un nouveau chef, car l’un du groupe est décédé. Dans ces moments de deuils, nous en choisissons un autre pour prendre sa place et généralement ils ont un lien familial. Du moins, lorsque c’est possible.


C : Combien y a-t-il de dirigeants au total ?


F : Ils sont huit.


C : Vivez-vous dans une sorte de démocratie ?


F : Les chefs prennent les décisions, mais ils le font pour notre bien et communiquent avec nous les diverses informations de façon transparentes.


C : C’est bien. Que se passe-t-il ensuite ?


F : J’avance dans le temps et j’ai maintenant la soixantaine. Oh non ! Je me préparais à enseigner quand ils sont arrivés et ils ont pris mes livres pour les jeter à l’eau. C’est si douloureux de voir cela. Ils se débarrassent de la connaissance et me contraignent sur les informations que j’ai maintenant le droit de transmettre. Toute la façon dont j’ai appris à enseigner change drastiquement. Je ne peux plus parler de certaines choses.


C : Pourquoi cela se produit-il ? Quels motifs peuvent-ils donner à la population pour se

justifier ?


F : Ils ne se font rien dire, car ils n’en ont pas conscience. Cela se passe en coulisse auprès des enseignants et des sages. Ils nous disent qu’il existe de nouvelles lois et que nous ne pouvons pas en déroger. Ils n’ont rien expliqué ! Ils se sont contentés de nous l’imposer !


C : Que ressens-tu en voyant cela ?


F : De la colère, de l’incompréhension et de la peur.


C : Diras-tu au peuple ce qui vient de se produire ?


F : Non. Je vais me taire, car mon rôle est de leur enseigner. Même si je ne peux plus faire comme on me l’a appris, je ferai au mieux.


C : Vas-tu continuer à transmettre la connaissance malgré cette loi ?


F : Au début, je glisse un peu des petits extras non permis, ici et là. Avec le temps, j’abandonne et je m’éteins doucement, car tout cela ne me fait plus de sens. Dans ma classe, il y a une petite fille qui semble plus connectée et éveillée que les autres. Elle se détache du lot et je trouve cela dommage, car nous ne vivons plus dans la société que nous avons connue. Je sais qu’elle va s’endormir elle aussi.


C : J’en suis désolé. Allons voir ce qui vient ensuite.


F : L’ambiance s’alourdit et le peuple subit cette nouvelle ère. Nous ne vivons plus dans l’harmonie et tous s’éteignent tranquillement. Je ressens beaucoup d’amertume et de déceptions. Puis soudainement, je ne sais pas d’où cela sort, mais nous nous faisons attaquer. Au fond de moi, je savais que cela arriverait. Nous fuyons en tentant de nous mettre en sureté, mais je meurs dans une explosion.

 

Sans que j’ai eu besoin de la guidé, elle est montée tristement dans le monde intemporel de lumière, là où je lui ai demandé qu’elle pensait de sa vie, avec ce recul.

  

F : J’aurais dû me battre pour aider mon peuple, même si ce n’était pas vraiment réaliste. Je me devais d’au moins essayer, plutôt que de laisser tomber.


C : Quel était le but de cette vie selon toi ?


F : Tout cela n’aurait jamais dû se terminer ainsi. Je me suis incarnée pour être une enseignante et transmettre le savoir afin d’accompagner mon peuple plus loin encore. Le reste ne devait pas se dérouler comme ça.


C : Que s’est-il passé pour que le plan change ainsi ?


F : C’est le libre arbitre du dernier chef que nous avons élu qui a tout modifié. Il connaissait le jeu du pouvoir et il avait beaucoup d’influences sur les autres. Il maintenait une emprise sur eux et il était très bon vendeur. Il a su faire pencher la balance en sa faveur des dirigeants qui n’étaient pas stables dans leurs convictions. Nous avions remarqué qu’il était différent, mais cela ne nous avait pas paru alarmant. Nous pensions que c’était normal et il n’apporta pas de grands changements marquants. Simplement plusieurs petites choses en amenant de nouveaux objectifs. Il a contaminé les autres et dévié tranquillement l’harmonie du groupe. 


C : Du point de vue que tu as ici, que penses-tu de ces actes ?


F : Même maintenant, je ne le comprends pas. Pourquoi fallait-il changer les choses ?


C : C’est une très bonne question à laquelle je n’ai pas non plus la réponse. Y a-t-il eu quelques survivants à la suite de cette attaque ?


F : Oui, quelques-uns, à peine une dizaine. Ils ont détruit le peu qui restait pour éviter d’autres soucis. Ils ont caché les derniers cristaux pour empêcher qu’ils ne soient mal utilisés. Ils ont mis fin au peuple de la Lémurie et c’est ainsi que vous n’en trouverez plus de traces. Puis, ils sont partis s’établir ailleurs en bateau et ont tenté de recréer un village paisible.


C : Tu es décédé dans une explosion. Qu’est-ce que tes guides veulent te dire à propos de cela ?


F : Ce n’est pas très important. Ce qui l’est, c’est de retrouver et conserver les connaissances. Ne les laisse pas se gaspiller à nouveau. Je témoigne pour que vous ne commettiez pas les mêmes erreurs que nous. Caroline, je t’encourage à poursuivre ton travail de découvertes comme tu le fais aujourd’hui. C’est indispensable !

 
 
 

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